Nouvelles frappes israéliennes au Liban

Israël a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban ce mercredi 17 juin, selon des sources officielles libanaises. Les bombardements ont touché les secteurs de Nabatiyé et de Kfartebnit, d'après l'agence nationale d'information libanaise (ANI), citée par des responsables locaux. Ces attaques surviennent alors que le bilan des victimes civiles s'alourdit : quatorze civils libanais ont été tués en une semaine dans des frappes attribuées à l'armée israélienne.

Contexte de violence persistante

Depuis plusieurs semaines, les frappes israéliennes au Liban se multiplient, ciblant ce que l'armée israélienne présente comme des positions du Hezbollah. Le 2 juin, des bombardements sur Tyr ont fait quatre morts et 127 blessés, endommageant un hôpital. En mai, au moins 31 personnes ont péri en quatre jours d'escalade, selon des bilans provisoires. Le 6 juin, des soldats libanais ont été tués dans une frappe imputée à Israël, tandis que la Finul enquête sur la mort d'un casque bleu le 4 juin, tué par des tirs de mortier près de Marjayoun. L'armée israélienne a promis de poursuivre ses opérations jusqu'à la neutralisation des menaces perçues.

Téhéran et Washington sur le point d'officialiser un accord

En parallèle, les États-Unis et l'Iran s'apprêtent à signer un protocole d'accord en 14 points, dont les détails ont filtré par des agences internationales. Le texte, qualifié de « très général » par le vice-président américain J.D. Vance, s'étendrait sur une page et demie. Il prévoit notamment la fin immédiate et définitive de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, ainsi que la réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de 30 jours. Le président américain Donald Trump a jugé cet accord « équitable », assurant qu'il empêcherait l'Iran de développer ou d'acquérir une arme atomique.

Divergences sur la portée de l'accord

Si Washington affirme qu'Israël et le Liban sont inclus dans les termes de l'accord, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a indiqué en début de semaine ne pas se sentir concerné par ce texte. Israël n'a pas participé aux négociations. L'Iran a réitéré à plusieurs reprises depuis l'annonce de l'accord, lundi, que celui-ci devait impérativement inclure une cessation des hostilités au Liban. L'armée iranienne a même menacé d'une « réponse sévère » si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Signature prévue en Suisse

J.D. Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf doivent se rencontrer vendredi à proximité de Lucerne, en Suisse, pour officialiser la signature du protocole. Cette cérémonie doit ouvrir la voie à 60 jours de négociations destinées à mettre définitivement fin à la guerre entre les deux pays et à imposer de nouvelles limites strictes au programme nucléaire iranien. Par ailleurs, des premiers pétroliers iraniens ont franchi la zone du blocus américain dans le détroit d'Ormuz, selon un site spécialisé de suivi maritime, la diplomatie iranienne affirmant que le blocus a été levé.