Au moins seize personnes ont péri dans des frappes israéliennes menées dans le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises. Il s'agit du bilan le plus lourd enregistré depuis l'annonce, lundi, d'un accord entre l'Iran et les États-Unis, destiné à mettre fin aux hostilités.

Les frappes ont visé plusieurs localités de la région frontalière, provoquant un nombre important de victimes civiles. Les secouristes libanais ont passé la journée à fouiller les décombres des bâtiments détruits, tandis que les hôpitaux locaux faisaient état d'un afflux de blessés.

Un accord de cessez-le-feu mis à l'épreuve

La conclusion, lundi, d'un protocole irano-américain avait suscité l'espoir d'une désescalade dans la région. Ce document prévoit une cessation des hostilités entre les parties impliquées. Cependant, les récentes frappes israéliennes démontrent que les violences se poursuivent sur le terrain, remettant en cause l'application immédiate de l'accord.

Les autorités israéliennes n'ont pas commenté dans l'immédiat le dernier bilan. Depuis plusieurs semaines, l'armée israélienne mène des opérations dans le sud du Liban, justifiées par des impératifs de sécurité face à des groupes armés hostiles. Ces opérations ont fait, selon les autorités libanaises, des dizaines de victimes civiles.

Réactions internationales attendues

La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade de la violence. Les Nations unies et plusieurs capitales occidentales avaient salué l'accord irano-américain comme une avancée diplomatique majeure. Le nouveau bilan devrait provoquer des appels pressants à un arrêt immédiat des combats.

Pour l'heure, aucune annonce officielle n'a été faite concernant une éventuelle rupture du cessez-le-feu. Les médiateurs internationaux tentent de préserver les termes de l'accord, mais la réalité des affrontements sur le terrain complique l'équilibre déjà précaire.

Les frappes de ce jour, les plus meurtrières depuis l'annonce de la trêve, pourraient compromettre les efforts diplomatiques en cours et relancer le cycle des représailles entre Israël et les factions armées libanaises.

Bilan humain en hausse

Le décompte des victimes de ces derniers jours s'alourdit, portant à plusieurs dizaines le nombre de morts dans le sud du Liban en moins d'une semaine. Les infrastructures civiles, notamment des habitations et des établissements de santé, ont également été touchées, aggravant la crise humanitaire dans une région déjà fragilisée.

Les autorités libanaises ont appelé à une enquête internationale sur ces frappes, dénonçant des violations du droit international humanitaire. De leur côté, certaines capitales régionales ont exprimé leur solidarité avec Beyrouth et exhorté les parties à respecter l'esprit de l'accord conclu lundi.