Le Hezbollah a officiellement accusé l'armée israélienne, ce jeudi 25 juin, d'avoir violé à deux reprises le cessez-le-feu « en moins de quarante-huit heures ». Dans un communiqué, la formation pro-iranienne a déclaré que des forces israéliennes avaient mené des incursions terrestres et des frappes aériennes sur le sol libanais, en contradiction avec l'accord de trêve en vigueur.

Cette accusation survient dans un contexte de violences persistantes à la frontière israélo-libanaise. Les semaines précédentes ont été marquées par des frappes israéliennes meurtrières : le 19 juin, un bilan de 47 morts et 97 blessés avait été annoncé par les autorités libanaises, qui avaient alors dénoncé une « escalade dangereuse ». Le 18 juin, un soldat israélien de 20 ans avait trouvé la mort dans le sud du Liban. Début juin, des frappes israéliennes sur la ville de Tyr avaient fait quatre morts et 127 blessés, et le 30 mai, au moins 31 personnes avaient été tuées en quatre jours.

Le 5 juin, un casque bleu de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait été tué par des tirs de mortier près de Marjayoun, une enquête ayant été ouverte. Le Hezbollah avait déjà critiqué à plusieurs reprises les opérations israéliennes menées depuis l'entrée en vigueur de la trêve.

Israël n'a pas encore officiellement réagi aux dernières accusations du Hezbollah.