EDF relativise l'impact de la canicule sur sa production nucléaire, malgré l'arrêt de trois réacteurs. L'électricien a minimisé les conséquences de la vague de chaleur qui a conduit à la mise à l'arrêt de trois unités de production, dont un nouveau réacteur situé dans le département de l'Aube, afin de limiter le réchauffement de la Seine.

Selon les informations communiquées par l'entreprise, les réacteurs concernés ont été stoppés en raison des températures élevées de l'eau du fleuve, utilisée pour le refroidissement. Cette mesure, prévue par la réglementation environnementale, vise à préserver l'écosystème aquatique en évitant un dépassement des seuils thermiques autorisés.

EDF a toutefois tenu à rassurer sur la capacité de production du parc nucléaire français. L'entreprise a indiqué que, malgré ces arrêts temporaires, la production globale reste assurée et que la situation est suivie en continu. Aucune coupure d'approvisionnement n'est à prévoir pour les consommateurs, selon le groupe.

Cette annonce intervient dans un contexte de tension sur le réseau électrique, alors que la canicule s'installe durablement sur une large partie du territoire. Les prévisions météorologiques annoncent plusieurs jours encore de fortes chaleurs, ce qui pourrait entraîner de nouvelles mesures de précaution sur d'autres sites nucléaires.

Le réacteur de l'Aube est le deuxième arrêté dans ce département en raison de la canicule, ce qui atteste de la récurrence du phénomène et de la sensibilité du parc nucléaire aux conditions climatiques extrêmes. EDF rappelle que ces arrêts sont décidés de manière préventive et que la reprise de la production interviendra dès que les conditions le permettront.

Les associations environnementales restent vigilantes quant à l'impact du réchauffement des cours d'eau sur la biodiversité. De leur côté, les autorités appellent à une utilisation raisonnée de l'énergie pendant les pics de chaleur.