Baisse des passages aux urgences, mais vigilance maintenue

Après une semaine marquée par une affluence record dans les services d'urgence de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), les indicateurs commencent à montrer une inflexion. Le nombre de passages aux urgences a enregistré une première baisse, signe que les effets les plus immédiats de la canicule s'estompent progressivement. Ces derniers jours, les services hospitaliers avaient vu leur activité grimper jusqu'à 36 % au-dessus de la normale, avec près de 3 000 passages en 24 heures.

Les interventions du Samu restent à un niveau élevé

Malgré ce repli, le Samu de Paris demeure sous forte pression. Frédéric Adnet, qui dirige le Samu de Paris, a indiqué que le nombre d'interventions reste « encore très haut », même après la fin de l'épisode caniculaire. Il souligne que la surmortalité observée au plus fort de la vague de chaleur – jusqu'à 109 décès en une seule journée, soit huit fois plus que la normale – appelle à une vigilance accrue. Les équipes médicales d'urgence continuent de faire face à un volume de sollicitations inhabituel pour la saison.

Une canicule historique

Cette vague de chaleur, qui a frappé la capitale et plusieurs régions françaises, a entraîné une explosion du recours à la téléconsultation, avec une multiplication par six des connexions sur certaines plateformes. Les Samu ont également été submergés, avec jusqu'à 50 % d'appels supplémentaires au plus fort de l'épisode. Les services d'urgences de l'AP-HP ont dû s'organiser pour faire face à cet afflux massif de patients, majoritairement âgés ou souffrant de pathologies chroniques aggravées par la chaleur.

La fin de la canicule ne signifie pas la fin de la crise

Frédéric Adnet insiste sur le fait que la décrue des températures ne suffit pas à normaliser la situation sanitaire. « Le nombre d'interventions est encore très haut », a-t-il déclaré, évoquant des séquelles persistantes chez les personnes les plus vulnérables. Les équipes médicales restent mobilisées, et les autorités appellent la population à ne pas relâcher les gestes de prévention, notamment auprès des personnes âgées et des nourrissons.

Un bilan humain lourd

Le bilan de cette canicule s'annonce particulièrement sévère. Les données collectées par le Samu de Paris indiquent que la surmortalité a été massive lors des journées les plus chaudes. Les services d'urgence continuent d'enregistrer des admissions pour coups de chaleur, déshydratations sévères et complications cardio-vasculaires. Les autorités sanitaires n'ont pas encore communiqué de bilan définitif, mais les premiers chiffres confirment l'ampleur de l'événement, comparable aux canicules les plus meurtrières des dernières décennies.