Des rassemblements ont eu lieu dimanche à Genève, à l’initiative de collectifs opposés au sommet du G7 qui doit se tenir à Évian, en France. Les participants, qualifiés de « no-G7 », ont exprimé leur rejet des orientations économiques défendues par les sept grandes puissances industrialisées, avec un accent particulier sur la question des inégalités salariales.

Un cortège dans les rues de Genève

D’après les informations disponibles, la mobilisation a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans les rues de la cité lémanique. Les manifestants ont défilé en portant des banderoles et en scandant des slogans critiques envers les chefs d’État et de gouvernement attendus à Évian pour ce sommet du G7. Le cortège s’est déroulé dans le calme, sous la surveillance des forces de l’ordre suisses.

Des revendications centrées sur les inégalités

Les organisateurs du rassemblement ont mis en avant la question des écarts de revenus, qu’ils jugent insupportables entre les dirigeants du G7 et les populations des pays les plus pauvres. Des pancartes réclamaient une hausse des salaires et une taxation accrue des plus grandes fortunes. Plusieurs participants ont pris la parole pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un système économique favorisant les intérêts des multinationales au détriment des travailleurs.

Un contexte de sécurité renforcée

La manifestation genevoise intervient alors que le dispositif de sécurité autour du sommet d’Évian a été considérablement renforcé. La Suisse a déployé plusieurs milliers de soldats pour assurer la protection des délégations étrangères et prévenir d’éventuels débordements. Les autorités françaises ont également mis en place un important périmètre de sécurité autour du site d’Évian, où les discussions doivent porter sur des sujets tels que le commerce international, le climat et la stabilité financière.

Une opposition traditionnelle aux sommets du G7

Ces mobilisations s’inscrivent dans une tradition de contestation lors des grands rendez-vous diplomatiques des pays industrialisés. Des collectifs altermondialistes et des syndicats appellent régulièrement à manifester pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un manque de démocratie dans les décisions économiques mondiales. Le sommet d’Évian, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de France, d’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, est ainsi une cible privilégiée de ces critiques.

Un sommet sous haute tension diplomatique

Par ailleurs, l’organisation du G7 d’Évian a suscité des tensions entre Paris et Berne, notamment en raison du coût du dispositif de sécurité. La Suisse a réclamé un remboursement à la France pour les frais engagés dans le cadre du déploiement militaire, une demande qui a provoqué un incident diplomatique entre les deux pays. Les discussions à Évian devraient permettre d’aborder ces différends, mais les manifestants genevois ont déjà fait savoir qu’ils continueraient à se faire entendre tout au long du sommet.