Une mobilisation d'ampleur a eu lieu ce dimanche à Genève, en Suisse, à la veille du sommet du G7 prévu à Évian-les-Bains, en France. Les manifestants, issus de divers collectifs altermondialistes et syndicats, ont dénoncé les inégalités salariales croissantes et les politiques des pays les plus industrialisés.
Un cortège revendicatif dans les rues de Genève
Rassemblés dès la mi-journée, les participants ont formé un cortège qui a parcouru plusieurs artères de la ville. Selon les organisateurs, la participation s'est élevée à plusieurs milliers de personnes. Les slogans scandaient des critiques contre le capitalisme et la mondialisation, tandis que des pancartes arboraient des messages comme « À bas les inégalités » ou « Le G7 ne nous représente pas ». La manifestation s'est déroulée sans incident notable, sous la surveillance des forces de l'ordre suisses.
Inégalités salariales au cœur des griefs
Les revendications centrales portaient sur les disparités de revenus, jugées intolérables par les organisateurs. « Les chefs d'État du G7 doivent comprendre que leurs politiques favorisent une infime minorité au détriment des travailleurs », a déclaré une porte-parole de la coordination genevoise. Les manifestants ont également dénoncé le coût du sommet, estimant que les fonds dépensés pour la sécurité et l'organisation auraient dû être alloués à des services publics.
Un contexte de tensions diplomatiques
Ce rassemblement s'inscrit dans un climat tendu entre Paris et Berne concernant les préparatifs du G7. La Suisse a déployé 4 000 soldats pour assurer la sécurité de l'événement, une décision qui a suscité des frictions diplomatiques. Le gouvernement suisse a par ailleurs réclamé un remboursement à la France pour les frais engagés, une demande qui a alimenté les critiques des manifestants. « Cet argent devrait servir à financer des hôpitaux, pas à militariser notre frontière », a ajouté un syndicaliste présent dans le cortège.
Une mobilisation pacifique et encadrée
Les autorités genevoises avaient autorisé le rassemblement, qui s'est déroulé dans le calme. Aucun débordement n'a été signalé, et la police a escorté le cortège sans intervention. Les participants ont observé une minute de silence en hommage aux victimes des crises climatiques et sociales, avant de se disperser en fin d'après-midi. La manifestation s'est achevée par des discours sur la place des Nations, en référence à la présence des institutions internationales à Genève.
Des revendications au-delà des frontières
Au-delà des inégalités salariales, les manifestants ont exprimé des préoccupations environnementales et démocratiques. Plusieurs organisations ont appelé à une « riposte internationaliste » face aux décisions du G7, qu'elles jugent déconnectées des réalités locales. Alors que le sommet d'Évian doit s'ouvrir lundi, les « no-G7 » entendent maintenir une pression médiatique et populaire tout au long de la semaine.