À la veille du sommet du G7 qui doit se tenir à Évian du 15 au 17 juin 2026, la mobilisation des opposants s'est intensifiée ce dimanche à Genève, donnant lieu à de multiples affrontements avec les forces de l'ordre. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans la cité de Calvin pour dénoncer les inégalités salariales et les politiques économiques des grandes puissances industrialisées.
Des heurts près du quartier des organisations internationales
Les tensions se sont cristallisées aux abords du Palais des Nations, siège européen de l'Organisation des Nations unies, où les manifestants ont tenté de forcer les barrières de sécurité mises en place par la police genevoise. Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau pour disperser la foule, tandis que des projectiles étaient lancés en direction des agents. Les vidéos diffusées montrent des scènes de bousculades et des charges policières pour contenir les débordements.
Les sources concordent sur la multiplication des accrochages tout au long de la journée de dimanche. Les forces de l'ordre ont été déployées en nombre pour empêcher les manifestants d'approcher des bâtiments abritant les institutions internationales. Les heurts se sont poursuivis en début de soirée, sans qu'un bilan précis des interpellations ou des blessés ne soit communiqué par les autorités.
Un sommet sous haute sécurité
La tenue du sommet du G7 à Évian, sur la rive française du lac Léman, a conduit les autorités suisses à renforcer considérablement leur dispositif de sécurité. Berne a notamment mobilisé 4 000 soldats pour assurer la protection du périmètre et prévenir tout incident. Ce déploiement militaire a suscité des tensions diplomatiques avec Paris, la Confédération réclamant le remboursement des frais engagés pour la sécurisation d'un événement organisé sur le territoire français.
Les revendications des manifestants, rassemblés sous la bannière « no-G7 », portent principalement sur les inégalités de revenus entre les pays membres du groupe et le reste du monde. Les organisateurs de la contestation appellent à une riposte internationaliste face aux politiques jugées austéritaires et inéquitables menées par les grandes puissances économiques.
Un sommet dans un contexte de tensions internationales
La réunion d'Évian intervient dans un climat géopolitique tendu, marqué par la guerre en Iran, le conflit en Ukraine, et les relations hésitantes entre les États-Unis de Donald Trump et ses alliés européens. Les discussions prévues entre les chefs d'État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés devraient aborder ces sujets, ainsi que les enjeux climatiques et commerciaux.
Le dispositif de sécurité déployé des deux côtés de la frontière franco-suisse est l'un des plus importants jamais mis en place pour un sommet international. Les autorités genevoises ont appelé les habitants à limiter leurs déplacements dans le centre-ville, où la circulation est fortement perturbée.
Les affrontements de ce dimanche rappellent ceux observés lors de précédents sommets du G7 et du G20, où les contestations anti-mondialisation avaient déjà donné lieu à des scènes de violence entre manifestants et policiers. La journée de lundi, premier jour officiel du sommet d'Évian, pourrait être marquée par de nouvelles tensions alors que les délégations des sept pays arriveront dans la région.