Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir mené des tirs de riposte contre des bases américaines situées au Bahreïn et en Jordanie. Cette action militaire fait suite à une série de frappes menées par les forces armées des États-Unis, que Washington a qualifiées de « défensives » et qui ont visé des sites en Iran.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a diffusé un communiqué dans lequel il revendique ces attaques, présentées comme une réponse aux bombardements américains. Selon les autorités iraniennes, les cibles se trouvaient sur le territoire bahreïni et jordanien, deux alliés des États-Unis dans la région. Aucune précision n'a été donnée dans l'immédiat sur la nature exacte des sites visés ni sur l'ampleur des dégâts.
Un cycle de représailles qui s'accélère
Cette escalade s'inscrit dans une succession d'échanges de tirs entre Washington et Téhéran qui se sont intensifiés ces derniers jours. Les États-Unis avaient auparavant annoncé avoir procédé à « de nouvelles frappes défensives » sur le territoire iranien. L'administration américaine justifie ces opérations par la nécessité de protéger ses forces et ses alliés dans le Golfe, après des attaques imputées à l'Iran.
Les frappes revendiquées par Téhéran s'ajoutent à d'autres actions militaires menées par l'Iran ces dernières semaines. Le CGRI avait déjà confirmé avoir visé des positions hostiles et des bases ennemies en représailles aux bombardements américains, en particulier après les frappes du 6 juin. Les autorités iraniennes avaient alors qualifié ces tirs d'« avertissement ».
Contexte régional explosif
La région du Golfe persique est le théâtre d'une tension militaire croissante depuis plusieurs semaines. Fin mai, l'armée américaine avait annoncé avoir bombardé une île iranienne après avoir repoussé des attaques sur le Bahreïn et le Koweït. Début juin, Washington avait mené des frappes contre des sites radar et de drones dans le sud de l'Iran, tandis que Téhéran suspendait les négociations avec les États-Unis.
Les alliés régionaux de Washington, dont le Bahreïn et la Jordanie, se trouvent désormais directement exposés aux représailles iraniennes. Le Bahreïn abrite la Ve Flotte américaine, tandis que la Jordanie partage une frontière avec l'Irak et la Syrie, zones où des forces américaines sont déployées. Les autorités de ces deux pays n'avaient pas encore réagi officiellement dans l'immédiat.
Réactions internationales attendues
Alors que les frappes se multiplient, la communauté internationale observe avec inquiétude la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Les Nations unies et plusieurs capitales occidentales ont appelé ces derniers jours à la retenue, mais les opérations militaires se poursuivent des deux côtés. Aucun bilan humain n'a été communiqué à ce stade pour les frappes les plus récentes.
Le conflit direct entre les États-Unis et l'Iran constitue un tournant dans les relations entre les deux pays, qui étaient engagés dans des pourparlers avant leur suspension par Téhéran. La multiplication des échanges de tirs fait craindre un embrasement régional impliquant d'autres acteurs, notamment les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie, ainsi que le Hezbollah au Liban.