Téhéran a officiellement revendiqué, ce mercredi 10 juin 2026, des tirs contre des sites militaires américains dans plusieurs États de la péninsule Arabique. Cette action est présentée comme une riposte directe aux deux vagues de bombardements conduites par les forces américaines, mardi soir, contre des positions iraniennes.

Une escalade militaire réciproque

Selon un communiqué des Gardiens de la Révolution, cette attaque vise des « bases hostiles » situées dans la région du Golfe, sans que le communiqué n'en précise la localisation exacte. Les États-Unis n'avaient pas immédiatement confirmé l'ampleur des dégâts ni le nombre de sites touchés. Les frappes américaines de la veille, quant à elles, constituent la deuxième salve d'ampleur en l'espace d'une semaine, après celles qui avaient visé une île iranienne dans le Golfe le 4 juin.

Un cycle de violence qui s'accélère

Depuis plusieurs semaines, la zone du détroit d'Ormuz est le théâtre d'affrontements répétés entre les deux puissances. Washington justifie ses frappes par des tirs iraniens contre des navires ou des positions alliées. Le 4 juin, l'armée américaine avait déjà dit avoir bombardé une île iranienne après avoir repoussé des attaques sur Bahreïn et le Koweït. Le 1er juin, de nouvelles frappes américaines avaient ciblé des radars et des sites de drones dans le sud de l'Iran. En parallèle, Téhéran a suspendu les négociations avec Washington et multiplié les menaces, évoquant notamment l'évacuation du nord d'Israël.

Aucune confirmation indépendante

À ce stade, aucun bilan humain ou matériel consolidé n'est disponible. L'Iran affirme avoir frappé des bases américaines, tandis que les autorités américaines n'ont pas encore communiqué officiellement sur les dégâts éventuels subis. Les échanges de tirs successifs compliquent toute tentative de médiation, alors que la communauté internationale appelle régulièrement à la désescalade.