Les Gardiens de la Révolution iraniens ont officiellement revendiqué, samedi 6 juin, avoir conduit des attaques contre des « bases ennemies » situées dans la région. Cette annonce, diffusée par les médias d’État, intervient au lendemain de bombardements américains ayant visé des installations radar en territoire iranien.

Le communiqué des forces paramilitaires ne précise ni la localisation exacte des cibles frappées ni la nature des moyens employés. Il indique que ces opérations constituent une réponse directe aux frappes américaines, sans fournir d’évaluation immédiate des dégâts ou des pertes éventuelles.

Escalade après des jours de tensions

Cette revendication s’inscrit dans une séquence de confrontation croissante entre les deux puissances. Quelques heures plus tôt, l’armée américaine avait annoncé avoir bombardé des sites radar en Iran, présentant cette action comme une riposte à des tirs iraniens ayant visé des forces navales américaines et leurs alliés dans le Golfe.

Selon le Pentagone, ces frappes visaient à « dégrader la capacité de l’Iran à mener des attaques » contre des bâtiments américains et des partenaires régionaux. Les autorités iraniennes, de leur côté, dénoncent une agression et promettent une réponse ferme à ce qu’elles qualifient de violation de leur souveraineté.

Contexte régional toujours sous tension

Depuis plusieurs jours, la région du Golfe est le théâtre d’une montée des hostilités. Des tirs iraniens dans le détroit d’Ormuz, des interceptions de missiles par les forces américaines et des frappes contre des sites de drones et des radars iraniens se sont succédé. La revendication des Gardiens de la Révolution constitue un nouveau palier dans cette escalade.

Parallèlement, le gouvernement libanais a sommé l’Iran de cesser toute intervention sur son sol, tandis que les discussions indirectes entre Téhéran et Washington, suspendues depuis le début du mois, ne montrent aucun signe de reprise. Les analystes estiment que la situation pourrait encore se dégrader si aucune initiative diplomatique n’est prise rapidement.