La mère de Rosa, une fillette âgée de 10 ans au moment des faits, a annoncé son intention de porter plainte contre l'État cette semaine. Elle reproche aux autorités judiciaires de ne pas avoir donné suite à ses dénonciations de viols commis sur sa fille au domicile de Jérôme Barella. « La justice ne m'a pas suivie », a-t-elle déclaré, exprimant sa frustration face à ce qu'elle considère comme une absence de protection.
Les accusations portent sur des faits qui se seraient déroulés sur plusieurs mois. Selon les informations disponibles, la période concernée court de septembre 2024 à mai 2025, avec une mention supplémentaire d'un événement distinct en août 2025. La mère de Rosa avait déposé une première plainte en 2025, mais Jérôme Barella, le mis en cause, n'a jamais été convoqué ni interrogé dans le cadre de cette enquête. Cette absence d'audition constitue l'un des motifs centraux de la nouvelle action en justice.
La plainte dirigée contre l'État invoque deux chefs précis : « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d'autrui ». La mère de Rosa estime que les services judiciaires n'ont pas agi avec la diligence requise face à des allégations aussi graves impliquant une mineure. Elle souligne que les victimes de violences sexuelles, en particulier les enfants, devraient bénéficier d'une procédure prioritaire et d'une écoute attentive.
« Ça aurait pu être ma fille », a-t-elle également confié, mettant en avant le traumatisme vécu par sa famille. Son avocat devrait déposer la plainte devant le tribunal compétent dans les prochains jours. Cette action s'inscrit dans un contexte de méfiance croissante envers le système judiciaire de la part de certaines familles de victimes, qui jugent que les plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont trop souvent traitées avec lenteur ou sans résultat.
Le suspect, Jérôme Barella, n'a à ce stade fait l'objet d'aucune mesure judiciaire connue. La mère de Rosa espère que sa plainte contre l'État incitera les autorités à revoir leurs procédures et à garantir une meilleure prise en charge des enfants victimes. Elle se dit déterminée à obtenir des réponses et à ce que justice soit rendue pour sa fille.