Une nouvelle étape judiciaire

La mère de Rosa, une fillette âgée de 11 ans, a fait savoir qu'elle allait déposer une plainte contre l'État, ciblant nommément les procureurs et les enquêteurs chargés de l'affaire. Cette décision fait suite au rejet de sa plainte pour viol déposée en août 2025 à l'encontre de Jérôme Barella, un homme impliqué dans l'affaire Lyhanna. Selon elle, la procédure n'a pas abouti en raison d'un défaut de diligence des autorités.

Des accusations de dysfonctionnement

« La justice ne m'a pas suivie », a déclaré la mère de la victime présumée, estimant que les professionnels du droit n'ont pas accompli leur mission dans le traitement de ce dossier. Elle affirme que les éléments apportés à l'appui de sa démarche n'ont pas été suffisamment pris en compte. Son avocat a confirmé l'intention de saisir la juridiction administrative pour engager la responsabilité de l'État, dénonçant une série de manquements dans le suivi de l'enquête préliminaire.

Le contexte de l'affaire Lyhanna

L'affaire Lyhanna, du nom d'une autre jeune victime présumée, a mis en lumière des accusations graves portées à l'encontre de Jérôme Barella. Celui-ci est soupçonné de viols sur plusieurs mineures. La plainte de la mère de Rosa s'inscrivait dans cette série de signalements, mais les investigations n'ont pas conduit à des poursuites dans son cas. Le parquet compétent avait prononcé un classement sans suite, une décision que la famille conteste vivement.

Des précédents similaires

Ce type de recours contre l'administration judiciaire, bien que rare, repose sur la possibilité d'engager la responsabilité de l'État pour faute lourde ou dysfonctionnement du service public de la justice. La mère de Rosa rejoint ainsi d'autres plaignants qui, face à des décisions de non-lieu ou de classement, ont choisi de se tourner vers le tribunal administratif pour obtenir réparation.

Les suites attendues

Aucune date d'audience n'a encore été fixée. La procédure pourrait prendre plusieurs mois avant que le tribunal ne se prononce sur la recevabilité de la requête. L'affaire relance le débat sur le traitement judiciaire des violences sexuelles visant les mineurs et sur la confiance accordée par les victimes à l'institution judiciaire. La mère de Rosa a indiqué qu'elle souhaitait, par cette action, obtenir une reconnaissance des préjudices subis et contribuer à une meilleure prise en charge de ces dossiers à l'avenir.