Six membres du mouvement Civitas ont été placés en garde à vue à la suite des incidents survenus lors de la Nuit Blanche, samedi 6 juin à Paris. Selon les informations recueillies, deux d’entre eux sont spécifiquement soupçonnés d’avoir bousculé des élus qui participaient à l’événement culturel.

Une prière contestataire

L’association traditionaliste catholique avait appelé à des rassemblements de prière pour protester contre la tenue de la Nuit Blanche, qu’elle juge contraire à ses convictions religieuses. Plusieurs dizaines de fidèles se sont réunis dans des lieux symboliques de la capitale, notamment devant des églises et des sites accueillant des installations artistiques.

Des heurts avec des élus

Au cours de la soirée, des tensions ont éclaté entre des participants au rassemblement et des personnalités politiques présentes sur place. Deux élus ont indiqué avoir été bousculés par des membres de Civitas. Les faits ont immédiatement été signalés aux forces de l’ordre, qui ont interpellé six personnes.

Une enquête ouverte

Les six gardés à vue sont entendus par les enquêteurs pour déterminer les circonstances exactes des altercations. Les deux suspects mis en cause pour les bousculades font l’objet d’une attention particulière. L’enquête devra établir si les gestes incriminés étaient intentionnels ou s’ils relèvent d’un mouvement de foule.

Réactions politiques

Plusieurs voix se sont élevées pour condamner ces agissements. Des responsables politiques ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation et un trouble à l’ordre public. La mairie de Paris a réaffirmé son soutien à la Nuit Blanche, qu’elle présente comme un événement fédérateur et ouvert à tous.

Un contexte de tensions récurrentes

Civitas, qui se présente comme un mouvement de laïcs catholiques traditionalistes, a multiplié les actions de contestation ces dernières années. Ses prises de position radicales et ses méthodes, qui incluent des prières publiques et des manifestations, lui valent d’être régulièrement épinglée par les autorités et les associations de lutte contre les discriminations.

Le point sur les gardes à vue

À ce stade, les six membres de Civitas toujours en garde à vue. La durée légale de cette mesure peut être prolongée sous certaines conditions. Le parquet de Paris n’aPas encore communiqué sur les suites judiciaires envisagées. L’enquête suit son cours.