Les marchés pétroliers ont connu un net repli mardi 9 juin, au lendemain de l’engagement pris par Israël et l’Iran de cesser leurs frappes mutuelles. Ce répit, qui succédait à des escarmouches ayant menacé de faire voler en éclats une trêve déjà fragile vieille de deux mois, a rassuré les investisseurs et fait baisser les prix du brut.

Le pétrole en baisse

Le baril de Brent, référence internationale, a perdu près de 2 % pour s’établir aux alentours de 93 dollars. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), indicateur américain, a chuté de plus de 2 %, se négociant autour de 89 dollars. Ces baisses mettent fin à deux séances consécutives de hausse, alimentées par les craintes d’un embrasement régional.

L’attention des analystes et des opérateurs reste toutefois concentrée sur les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique entre l’Iran et Oman voit normalement transiter jusqu’à un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole. Le maintien de tensions dans cette zone pourrait freiner la détente des cours.

Rebond des Bourses asiatiques

Parallèlement, les places financières asiatiques ont connu une forte embellie. L’indice KOSPI de la Corée du Sud, l’un des plus performants au monde cette année, a bondi de plus de 8 %, mettant fin à trois séances consécutives de baisse. Au Japon, le Nikkei 225 a grimpé de plus de 2 %, tandis que les marchés de Taïwan et de Chine continentale affichaient également des gains significatifs.

En Europe, l’indice Stoxx 600 a progressé de 0,4 %. Aux États-Unis, les contrats à terme sur le S&P 500 laissaient présager une ouverture en légère hausse.

Prix de l’essence stables

Malgré la baisse du brut, les prix à la pompe sont restés inchangés mardi. Selon l’automobile club AAA, le prix moyen du gallon d’essence aux États-Unis s’établit à 4,16 dollars, un niveau qui a augmenté de 40 % depuis le début du conflit. Le gazole, quant à lui, est stable à 5,32 dollars le gallon, soit une hausse de 42 % sur la même période.

Les analystes rappellent que les tarifs à la pompe ne suivent pas immédiatement l’évolution du pétrole brut, avec un décalage de quelques jours.

Un cessez-le-feu précaire

L’accord de suspension des frappes entre l’État hébreu et Téhéran intervient après un week-end d’échanges de tirs qui avaient fait craindre une escalade généralisée. L’armée israélienne a toutefois adressé de nouvelles mises en garde à la milice chiite Hezbollah, soutenue par l’Iran, dans le sud du Liban. La situation sécuritaire demeure donc fragile, et tout regain de tensions pourrait de nouveau faire flamber les cours.