L'accord entre en vigueur sans délai

Le mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran, portant sur la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée du blocus naval américain, est entré en vigueur avec effet immédiat ce jeudi. C'est le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur, qui a annoncé que le texte avait été signé électroniquement par les deux chefs d'État. « L'accord entrera en vigueur avec effet immédiat », a-t-il écrit sur le réseau social X. Dans la foulée, Washington doit délivrer des dérogations de sanctions, autorisant ainsi Téhéran à reprendre ses ventes de pétrole sur les marchés mondiaux.

Le brut chute à des niveaux inédits depuis le début du conflit

Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi à cette annonce. Le baril de Brent, référence internationale, a perdu près de 3 %, s'établissant aux alentours de 77 dollars. Il s'agit d'un niveau qui n'avait pas été observé depuis les premiers jours de la guerre. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), brut de référence américain, a reculé de plus de 3 %, pour se négocier autour de 73 dollars le baril.

Les Bourses asiatiques montrent des signes contrastés

Côté actions, les contrats à terme sur l'indice S&P 500 laissaient entrevoir une hausse de 0,7 % à l'ouverture de la séance américaine. En Asie, où de nombreux pays sont de gros importateurs d'hydrocarbures, les tendances étaient partagées. Les places boursières du Japon et de la Corée du Sud ont bondi d'environ 2 %. En revanche, la Bourse de Hong Kong a cédé plus de 2 %.

Les prix à la pompe continuent de baisser

Aux États-Unis, le prix moyen de l'essence a encore diminué mercredi, perdant un cent pour s'établir à 4,03 dollars le gallon, selon l'association automobile AAA. Il reste toutefois 35 % plus élevé que son niveau d'avant-guerre. Les tarifs à la pompe ne suivent pas instantanément les variations du brut, avec généralement un décalage de quelques jours. Le gazole, de son côté, a vu son prix moyen reculer de trois cents mercredi, à 5,16 dollars le gallon, soit une augmentation de près de 40 % depuis le début du conflit.