Une semaine après la signature d'un accord préliminaire mettant fin au conflit en Iran, les marchés pétroliers connaissent une séance hésitante ce vendredi. Le baril de Brent, référence pour le brut en Europe, évolue autour de 79 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), l'étalon américain, se maintient aux alentours de 76 dollars. Ces fluctuations interviennent alors que des fissures apparaissent dans l'édifice diplomatique patiemment construit.

Des discussions reportées et des frappes au Liban

La fragilité de l'accord s'est matérialisée par le report des pourparlers entre les délégations américaine et iranienne. Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a ainsi décalé son déplacement en Suisse, où devait se tenir la prochaine phase des négociations. Dans le même temps, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes au Liban, signe que les combats dans cette région sont loin d'être terminés.

Ces événements tempèrent l'optimisme des investisseurs, qui avaient jusqu'ici anticipé une détente durable et une reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole et du gaz dans le golfe Persique.

Le prix de l'essence continue de baisser

Malgré ces incertitudes géopolitiques, le prix moyen de l'essence ordinaire aux États-Unis poursuit sa décrue. Il s'établissait vendredi à 3,97 dollars le gallon, selon l'Automobile Association of America (AAA). La veille, il était repassé sous la barre des 4 dollars pour la première fois depuis le début du conflit. Le diesel, quant à lui, se négociait à 5,10 dollars le gallon. Ces deux carburants restent toutefois plus de 30% plus chers qu'avant le déclenchement des hostilités.

Les prix à la pompe évoluent généralement avec un certain décalage par rapport aux cours du brut, ce qui explique que la baisse se poursuive alors même que le pétrole marque une pause.

Les Bourses sans grand mouvement

Sur les marchés financiers, la séance de vendredi est marquée par une faible activité en raison de la fermeture des places américaines pour le Juneteenth. Les contrats à terme sur l'indice S&P 500 sont restés stables. En Asie, les indices ont affiché des performances contrastées : le Japon a enregistré un léger gain, tandis que la Corée du Sud a cédé un peu de terrain. En Europe, les Bourses étaient pratiquement inchangées.

La tendance baissière du pétrole, entamée il y a plusieurs semaines après les premières annonces de cessez-le-feu, reste néanmoins d'actualité. Les cours du brut s'orientent vers une deuxième semaine consécutive de repli, les opérateurs continuant de digérer les avancées diplomatiques et les perspectives de réouverture du détroit d'Ormuz.