Les marchés pétroliers et financiers mondiaux ont prolongé leurs mouvements entamés depuis l'annonce, dimanche, d'un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à leur conflit. Le baril de Brent, référence internationale, a reculé de 2 % mardi, à environ 81 dollars, son niveau le plus faible depuis la mi-mars. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), indice américain, a perdu 2,3 % pour s'établir autour de 79 dollars.

L'accord, dont le texte n'a pas encore été dévoilé, devrait être signé officiellement vendredi. L'industrie du transport maritime a accueilli cette perspective avec prudence, selon des observateurs. Depuis fin février, le conflit avait entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, voie de transit essentielle pour le pétrole et le gaz, provoquant une envolée des prix de 14 % et bloquant des centaines de navires dans le golfe Persique.

Les Bourses mondiales évoluent en ordre dispersé

Sur les marchés actions, les tendances sont contrastées. Aux États-Unis, les contrats à terme sur l'indice S&P 500 laissaient entrevoir une séance stable à l'ouverture. À Hong Kong, l'indice Hang Seng a toutefois chuté de 1,4 %, tandis que le Kospi sud-coréen a bondi de 2,1 %. En Europe, l'indice Stoxx 600, qui regroupe les plus grandes entreprises de la région, a progressé de 0,6 %.

SpaceX, la société de lancement spatial et de satellites d'Elon Musk, a poursuivi son envolée après son introduction en Bourse vendredi. En préouverture, l'action gagnait 10 %, se dirigeant vers une troisième séance consécutive de hausse à deux chiffres.

Les prix des carburants à la pompe reculent modérément

Le reflux du brut se répercute timidement sur les prix à la pompe. Selon l'automobile club AAA, le prix moyen du gallon d'essence aux États-Unis a baissé de trois cents mardi, à 4,04 dollars. Ce niveau reste toutefois 36 % supérieur à celui d'avant le début du conflit. Le gazole a reculé d'un cent, à 5,19 dollars le gallon, soit une hausse de 38 % depuis le déclenchement des hostilités. Les analystes rappellent que les prix à la pompe suivent les variations du brut avec un décalage de quelques jours.

Les perspectives pour l'économie mondiale

L'apaisement des tensions au Moyen-Orient ouvre la voie à une réouverture du détroit d'Ormuz, ce qui pourrait normaliser les approvisionnements énergétiques mondiaux. Toutefois, l'absence de détails sur l'accord et la prudence des acteurs du transport maritime incitent à la retenue. Les investisseurs restent attentifs à la signature officielle prévue vendredi, qui pourrait sceller une détente durable des prix de l'énergie.