Un revirement américain qui rassure les marchés
Vendredi, le pétrole a nettement baissé et les places financières asiatiques se sont envolées après que le président américain Donald Trump a annulé des plans de frappes supplémentaires contre l’Iran, évoquant la perspective d’un accord de paix proche. Ce signal a mis fin à une séquence de tensions militaires et ravivé l’espoir d’une désescalade dans le conflit qui oppose Israël à l’Iran.
Le baril de Brent, référence internationale, a perdu plus de 1 % pour s’établir aux alentours de 89 dollars. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), indice américain, a également reculé d’environ 1 %, à 87 dollars le baril. Les investisseurs et analystes restent toutefois attentifs aux perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, voie d’eau stratégique entre l’Iran et Oman qui assure normalement le transit d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Les Bourses asiatiques repartent à la hausse
Les marchés d’Asie, où les pays sont de gros importateurs d’hydrocarbures, ont enregistré des gains significatifs. L’indice KOSPI de la Corée du Sud a bondi de plus de 8 %, tandis que le Nikkei 225 japonais a progressé de près de 4 %. Les places de Chine continentale, de Hong Kong et de Taïwan ont également connu une hausse généralisée.
Aux États-Unis, les contrats à terme sur le S&P 500 laissaient entrevoir une légère progression à l’ouverture de la séance vendredi, dans le sillage de la forte reprise observée jeudi à Wall Street.
Les prix à la pompe baissent, mais restent élevés
Le prix moyen de l’essence aux États-Unis a reculé de deux cents jeudi pour s’établir à 4,13 dollars le gallon, selon l’association automobile AAA. Depuis le début du conflit, ce prix a augmenté de près de 40 %. Le gazole est également en repli, à 5,28 dollars le gallon vendredi, soit une hausse de 40 % depuis le déclenchement des hostilités. Les variations du prix du brut ne se répercutent toutefois pas immédiatement sur celui du carburant, avec un décalage de quelques jours.
Des négociations en cours, mais rien de définitif
Donald Trump a annoncé avoir renoncé à un troisième jour consécutif de frappes contre l’Iran, affirmant qu’un accord pourrait être signé dès ce week-end. Cette déclaration a été accueillie avec prudence par Téhéran : la télévision d’État iranienne, citant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que « rien n’a été finalisé ». Les négociations se poursuivent donc dans un climat d’incertitude, mais le simple fait qu’une issue diplomatique soit envisagée a suffi à apaiser temporairement les craintes des investisseurs.