Une partie de la National Security Agency (NSA) n’a plus accès à Mythos, le modèle d’intelligence artificielle le plus avancé d’Anthropic, à la suite d’une décision prise par le président Donald Trump. Cette restriction, intervenue dans un contexte de vives inquiétudes sur la sécurité de l’IA, fait suite à un test supervisé au cours duquel le logiciel a réussi à détecter des failles dans des systèmes classifiés hautement sensibles en seulement quelques heures.

Un test révélateur des capacités offensives de l’IA

Lors de cet essai, mené sous le contrôle des autorités américaines, Mythos a exploré des infrastructures informatiques protégées par le plus haut niveau de classification. Selon des sources informées du dossier, l’IA a identifié des vulnérabilités que les équipes humaines n’avaient pas repérées, et ce dans un laps de temps très court. Cette performance a à la fois impressionné et alarmé les responsables de la sécurité nationale, qui y ont vu une démonstration éclatante du potentiel offensif de l’IA générative.

La décision de Trump et ses répercussions

En réaction à ces résultats, Donald Trump a ordonné la révocation de l’accès à Mythos pour une partie des effectifs de la NSA, estimant que les risques de fuite ou d’utilisation malveillante l’emportaient sur les bénéfices opérationnels. Cette mesure a créé des tensions au sein de l’agence, où certains responsables jugent que Mythos constituait un outil précieux pour la cybersécurité offensive et défensive. La perte d’accès est qualifiée de « gênante » par des observateurs, car elle prive les équipes concernées d’une capacité d’analyse jusqu’alors inégalée.

Un précédent qui interroge

Cet épisode s’inscrit dans le cadre plus large des restrictions imposées par Washington sur les modèles d’Anthropic. Depuis plusieurs semaines, les versions Fable et Mythos sont soumises à un embargo au nom de la « sécurité nationale », ce qui a suscité des critiques de la part d’experts en cybersécurité et de la Commission européenne. La décision de retirer l’accès à une partie de la NSA ajoute une nouvelle couche de complexité au débat sur l’équilibre entre innovation technologique et protection des secrets d’État.

L’incident met en lumière la capacité de l’IA à repousser les limites de la détection de failles, mais aussi les risques qu’elle fait peser sur les systèmes qu’elle est censée protéger. Alors que les discussions sur la régulation des modèles avancés se poursuivent, le cas de Mythos illustre la difficulté à contrôler une technologie dont les performances dépassent les cadres existants.