La fuite d’un super modèle d’IA au cœur du scandale

Selon des informations concordantes, le modèle Mythos, développé par la société Anthropic, aurait été compromis au point d’être accessible à des entités chinoises. C’est cette crainte qui se cacherait derrière la décision de la Maison Blanche d’ordonner le blocage soudain des modèles d’IA les plus avancés de l’entreprise californienne. La peur de voir les systèmes d’intelligence artificielle américains « aux mains de Pékin » aurait précipité une mesure de rétorsion sans précédent.

La Commission européenne monte au créneau

Pendant ce temps, Bruxelles a officiellement dénoncé ce qu’elle qualifie de « discrimination » à l’encontre des utilisateurs européens. La Commission européenne estime que le gel des accès aux modèles Fable et Mythos, décidé sous la pression de Washington, constitue une entrave injustifiée au marché unique du numérique. Les services de l’exécutif européen réclament la levée immédiate de l’embargo, arguant que les restrictions de « sécurité nationale » invoquées par les États-Unis ne sauraient s’appliquer unilatéralement à des clients situés en dehors du territoire américain.

Les experts en cybersécurité interpellent

Une centaine d’experts en cybersécurité, issus de divers instituts de recherche et d’entreprises, ont également signé une lettre ouverte demandant la fin du blocage. Ils estiment que la suspension des modèles les plus puissants d’Anthropic affaiblit la capacité de la communauté internationale à détecter et contrer des cybermenaces communes. Selon eux, la coopération transatlantique en matière de sécurité numérique sortirait renforcée d’une levée rapide des restrictions.

Le rôle d’Amazon et la faille de sécurité

Un autre élément a alimenté les spéculations : le patron d’Amazon, investisseur majeur dans Anthropic, aurait averti les autorités américaines d’une vulnérabilité critique découverte dans le dernier modèle de la start-up. Cette alerte aurait contribué à la décision de la Maison Blanche d’imposer un embargo total, jugé nécessaire pour prévenir tout risque d’espionnage ou de vol de propriété intellectuelle par des puissances étrangères.

Des conséquences juridiques et économiques

L’embargo a déjà des répercussions concrètes : des clients européens d’Anthropic se sont vu refuser l’accès aux modèles les plus récents, rompant des contrats en cours et perturbant des projets de recherche. La Commission européenne menace désormais de prendre des mesures correctives, pouvant aller jusqu’à des sanctions commerciales si Washington ne fournit pas une feuille de route claire pour lever l’interdiction.

En élargissant le débat bien au-delà d’une simple querelle réglementaire, la perspective d’une fuite d’un modèle d’IA vers la Chine ajoute une dimension géopolitique majeure à cette crise, qui oppose désormais la sécurité nationale américaine à la souveraineté numérique européenne.