Le bilan humain du double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin ne cesse de s'alourdir. Selon les dernières données officielles, le nombre de morts atteint désormais 3 889, soit une augmentation significative par rapport aux chiffres précédents. Cette nouvelle estimation intervient alors que les opérations de secours touchent à leur fin et que le pays tente d'évaluer l'ampleur totale de la catastrophe.
Face à cette tragédie, l'Organisation des Nations unies a pris position en appelant la communauté internationale à ne pas se limiter à une aide d'urgence ponctuelle. L'ONU plaide pour une transformation de la solidarité en un soutien durable, capable d'accompagner le Venezuela dans la reconstruction. Dans le même temps, plus d'une centaine d'économistes de renom ont signé un appel commun demandant la levée des sanctions économiques imposées par les États-Unis. Selon eux, ces mesures restrictives entravent gravement la capacité du pays à mobiliser des ressources pour faire face à la crise humanitaire.
Caracas réclame ses avoirs gelés
Parallèlement, le gouvernement vénézuélien a réitéré sa demande de déblocage des fonds placés à l'étranger. Les avoirs gelés, estimés à environ 30 milliards de dollars, incluent notamment des réserves d'or conservées à Londres. La présidente par intérim a adressé une requête directe au roi Charles III afin d'obtenir la restitution de cet or, considéré comme indispensable pour financer les secours et la reconstruction. Cette démarche s'inscrit dans un contentieux plus large entre Caracas et plusieurs puissances occidentales au sujet de la légitimité du gouvernement et de l'utilisation des actifs nationaux.
Un appel international qui se renforce
La pression diplomatique en faveur d'un allègement des sanctions s'intensifie. L'ONU a explicitement recommandé un assouplissement des mesures américaines, estimant qu'elles entravent l'acheminement de l'aide humanitaire et la reprise économique. Les économistes signataires, issus de divers horizons, soulignent que dans le contexte d'une catastrophe naturelle d'une telle ampleur, le maintien de sanctions économiques est contre-productif et aggrave la souffrance des populations.
Le Venezuela continue de compter ses morts et d'organiser les funérailles collectives. Les infrastructures, notamment dans l'État de La Guaira et la capitale Caracas, ont subi des dégâts considérables. Le gouvernement peine à répondre aux besoins immédiats, tandis que les hôpitaux sont saturés et que des milliers de personnes sont toujours portées disparues.
Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si la communauté internationale répondra aux appels à la levée des sanctions et au dégel des avoirs, alors que le pays tente de panser ses plaies et de reconstruire sur les ruines laissées par les séismes.