Le gouvernement vénézuélien a officialisé, ce lundi 6 juillet, un nouveau bilan des séismes survenus à la fin du mois de juin. Le nombre de victimes s’élève désormais à plus de 3 500 morts, a indiqué l’exécutif, sans préciser dans l’immédiat le chiffre exact. Ce total marque une hausse significative par rapport au précédent décompte rendu public la veille, qui faisait état de 3 342 décès.

Dans ce contexte tragique, les autorités avaient déjà signalé que plus de 150 corps non identifiés avaient été enterrés, faute de moyens d’identification et face à l’urgence sanitaire. Cette situation soulève des interrogations sur la gestion des dépouilles et le suivi des personnes disparues.

La double secousse, survenue dans la nuit du 24 au 25 juin, a principalement touché la région côtière de l’État de La Guaira et la capitale Caracas, provoquant d’importants dégâts matériels et des milliers de blessés. Le gouvernement, confronté à une crise humanitaire déjà profonde, a dû faire face à des critiques sur la lenteur des secours et le manque de préparation.

Alors que les opérations de recherche touchent à leur fin, les équipes de secours continuent de déblayer les décombres dans les zones les plus affectées. L’aide internationale, notamment en provenance des États-Unis, avait commencé à arriver dès les premiers jours suivant la catastrophe, avec des vols humanitaires acheminant du matériel médical et des équipes de sauvetage.

Ce nouveau bilan fait du double séisme la catastrophe naturelle la plus meurtrière qu’ait connue le Venezuela depuis plusieurs décennies. Les autorités appellent à la solidarité nationale et internationale pour faire face aux besoins immenses en matière d’hébergement, de soins et de reconstruction.