Au lendemain de la qualification difficile des Bleus face au Paraguay (1-0) en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, les déclarations d’Alain Giresse, figure du football français, continuent de faire écho. Sur les ondes et dans les colonnes de plusieurs médias, Giresse a fustigé ce qu’il qualifie de « violence » exercée par la sélection sud-américaine, ajoutant que celle-ci aurait bénéficié d’une « bénédiction de l’arbitre ».
Le match, disputé à Philadelphie sous une chaleur étouffante, a vu les Paraguayens multiplier les interventions rugueuses sans que l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev n’inflige de sanctions fermes, selon l’ancien milieu de terrain. « Il y a eu des gestes qui dépassent l’engagement légitime, des coups qui n’ont pas été sifflés », a-t-il déclaré, en référence notamment à plusieurs duels ayant blessé des joueurs français.
Giresse a particulièrement insisté sur le fait que le corps arbitral aurait dû « protéger l’intégrité physique des joueurs ». Il estime que la « passivité » de l’arbitre a laissé se développer un climat de « tension inutile » sur le terrain. « On a vu des tacles par derrière, des bras hauts, des contacts répétés sur les chevilles… Cela n’a rien à voir avec le beau jeu », a-t-il martelé.
Une qualification obtenue sur penalty
Rappelons que l’unique but de la rencontre a été inscrit par Kylian Mbappé sur penalty à la 70ᵉ minute, après une faute jugée discutable par certains observateurs. Cette décision arbitrale avait déjà provoqué des remous côté paraguayen, mais Giresse a choisi de mettre l’accent sur l’agressivité générale du jeu adverse.
Interrogé sur la possible influence de la chaleur et de l’enjeu, Giresse a rejeté toute excuse : « Le Paraguay a joué son football, un football qui n’est pas celui des artistes mais celui des démolisseurs. Et quand l’arbitre ne met pas le holà, cela devient dangereux. »
Un débat qui enfle à l’international
Les propos d’Alain Giresse rejoignent une vague de critiques formulées par plusieurs médias et personnalités du football mondial. La presse sud-américaine elle-même s’est divisée : certains journaux paraguayens ont dénoncé un « arbitrage partial » tandis que d’autres chroniqueurs estiment que l’équipe dirigée par Gustavo Alfaro est allée trop loin dans l’agressivité.
De son côté, la Fédération paraguayenne de football (APF) n’a pas encore réagi officiellement aux accusations de l’ancien international tricolore. Le sélectionneur paraguayen a, lui, défendu la combativité de ses joueurs, rappelant que le Paraguay a toujours été une équipe « qui ne lâche rien, même quand l’adversaire s’appelle la France ».
L’arbitre Ilgiz Tantashev, pour sa part, n’a pas commenté les critiques. Les instances internationales n’ont, à ce stade, annoncé aucune mesure disciplinaire à l’encontre de joueurs paraguayens.
Les Bleus déjà tournés vers le Maroc
Alors que l’équipe de France prépare sa rencontre de quart de finale contre le Maroc, la polémique sur l’arbitrage et la violence du match précédent semble s’éloigner du vestiaire français. Didier Deschamps a appelé ses joueurs à se concentrer sur la suite, tout en reconnaissant que « le match contre le Paraguay a été dur physiquement, très engagé ».
Kylian Mbappé, auteur du penalty victorieux, s’est contenté d’un commentaire mesuré : « On a gagné, c’est le principal. Mais on a vu des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir en Coupe du monde. »
La rencontre face aux Lions de l’Atlas s’annonce tout aussi disputée, avec un Maroc porté par une défense de fer et un collectif discipliné. Giresse, qui joue un rôle de consultant pour plusieurs médias, a déjà prévenu : « Si l’arbitre ne met pas les limites dès le début, on risque de revivre le même scénario. C’est un message pour la Fifa et les arbitres. »