Yaël Braun-Pivet a qualifié de « mauvaises réponses » les propositions d’imprescriptibilité et de castration chimique évoquées depuis le meurtre de Lyhanna. La présidente de l’Assemblée nationale a ainsi pris ses distances avec des mesures pénales réclamées par plusieurs voix politiques dans le sillage de ce drame qui a bouleversé l’opinion.

Cette prise de position intervient alors que la maire de Taverny, Florence Portelli, a appelé la droite à sortir du silence sur les violences sexuelles. Dans une tribune publiée quelques jours plus tôt, elle estimait que trop d’élus de son camp évitaient le sujet et qu’une « exigence politique » était nécessaire pour protéger les enfants. Portelli, connue pour son engagement contre les violences faites aux mineurs, avait déploré l’absence de débat au sein de sa famille politique.

La mort de Lyhanna, une adolescente de 13 ans, a relancé les discussions sur les moyens judiciaires et législatifs pour lutter contre les violences sexuelles sur mineurs. Certains responsables ont avancé l’idée de rendre les crimes imprescriptibles ou d’imposer une castration chimique aux auteurs condamnés. Yaël Braun-Pivet a balayé ces propositions d’un revers de la main, les jugeant inadaptées. Elle n’a pas précisé quelles alternatives elle privilégierait.

Florence Portelli, de son côté, insiste pour que la droite assume un discours clair sur ces enjeux. Elle pointe un silence qu’elle juge assourdissant dans les rangs conservateurs. L’appel de l’élue du Val-d’Oise intervient dans un contexte où les associations de protection de l’enfance réclament des réponses à la hauteur du drame.

Le débat sur l’imprescriptibilité et la castration chimique reste vif. Les partisans de ces mesures y voient un outil dissuasif et une forme de justice pour les victimes. Leurs détracteurs, dont fait partie la présidente de l’Assemblée, estiment qu’ils ne s’attaquent pas aux causes profondes des violences et pourraient même être contre-productifs. La discussion devrait se poursuivre dans les semaines à venir, alors que la commission des Lois pourrait être amenée à se pencher sur le sujet.