Kiev a été la cible, ce jeudi 2 juillet, d'une vaste attaque aérienne russe combinant missiles et drones, qui a provoqué des destructions massives dans plusieurs quartiers résidentiels. Selon les autorités locales, au moins treize personnes ont perdu la vie et 86 autres ont été blessées, un bilan qui pourrait encore s'alourdir alors que les secours poursuivent leurs recherches sous les décombres.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé le bilan sur les réseaux sociaux, précisant que des étages entiers de bâtiments d'habitation ont été pulvérisés par les frappes. Les services d'urgence ukrainiens ont mobilisé des équipes de secours pour dégager les victimes et éteindre les incendies qui se sont déclarés sur plusieurs sites.
Des quartiers résidentiels durement touchés
Les tirs de missiles et l'envoi massif de drones ont visé des zones densément peuplées de la capitale, provoquant des scènes de panique parmi la population. Des immeubles de plusieurs étages ont vu leurs façades arrachées, et des appartements ont été réduits en cendres. Les images diffusées par les autorités montrent des rues jonchées de débris et des véhicules calcinés.
Les services de la défense antiaérienne ukrainienne affirment avoir intercepté une partie des projectiles, mais n'ont pas pu empêcher les impacts directs sur des cibles civiles. Selon des responsables, cette attaque constitue l'un des plus importants barrages aériens jamais lancés contre Kiev depuis l'invasion de février 2022.
Un bilan en hausse
Dans la matinée, un premier bilan faisait état d'au moins huit morts, avant d'être révisé à la hausse au fil des heures. Les hôpitaux de la ville ont été placés en état d'alerte maximale pour accueillir les blessés, dont plusieurs se trouvent dans un état grave. Les autorités appellent les habitants à rester dans les abris et à suivre les consignes de sécurité.
Cette attaque intervient après plusieurs semaines de frappes russes accrues sur les infrastructures critiques et les zones résidentielles ukrainiennes. La communauté internationale a condamné ces bombardements, les qualifiant de violations du droit humanitaire international, alors que les négociations diplomatiques restent au point mort.
Les équipes de déminage et les secouristes poursuivent leurs opérations dans les quartiers touchés, tandis que la ville tente de retrouver un semblant de vie normale malgré la menace permanente.