Dans la nuit du 1er au 2 juin, la Russie a mené une offensive aérienne d’une intensité rare contre l’Ukraine, engageant 656 drones et 73 missiles, selon les autorités ukrainiennes. Ce barrage aérien, l’un des plus importants depuis le début du conflit, a fait au moins 13 morts et plus de 100 blessés à travers le pays.
Les frappes, qui se sont déroulées principalement de nuit, ont visé des infrastructures civiles et énergétiques dans plusieurs oblasts. Les équipes de secours étaient toujours à l’œuvre en matinée pour dégager les décombres et secourir les victimes. Le bilan précis pourrait encore s’alourdir, ont prévenu des responsables locaux, alors que des personnes restaient portées disparues dans certaines localités.
Une escalade dans l’usage de drones et de missiles
Cet assaut marque une nouvelle étape dans la stratégie de bombardements à distance employée par Moscou. Le nombre record de drones – 656 – et l’emploi simultané de 73 missiles témoignent d’une volonté de saturer les défenses antiaériennes ukrainiennes. Les autorités ukrainiennes ont indiqué que leurs systèmes de défense avaient réussi à intercepter une partie des projectiles, mais que de nombreux engins avaient atteint leurs cibles, provoquant des destructions importantes.
Le président ukrainien a condamné cette attaque « barbare » et renouvelé ses appels à ses alliés occidentaux pour obtenir davantage de systèmes de défense aérienne et de munitions. « Chaque nuit, la terreur frappe nos villes. Nous avons besoin de plus de moyens pour protéger nos civils », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Des frappes concentrées sur les infrastructures civiles
Les frappes ont notamment touché des zones résidentielles, des écoles et des installations électriques. Dans la région de Kiev, des explosions ont été entendues pendant plusieurs heures. Les services d’urgence ont rapporté des incendies et des effondrements de bâtiments. À Kharkiv, dans l’est, plusieurs quartiers ont été privés d’électricité après que des transformateurs ont été endommagés.
Des témoins ont décrit des scènes de panique alors que les sirènes retentissaient sans interruption. Les hôpitaux locaux ont été débordés par l’afflux de blessés, certains dans un état grave. Les organisations humanitaires ont déployé des équipes d’urgence pour évaluer les besoins.
Bilan humain lourd et nouveau contexte diplomatique
Avec au moins 13 morts et plus de 100 blessés, cette attaque est l’une des plus meurtrières ces dernières semaines. Elle survient alors que les pourparlers diplomatiques sur un éventuel cessez-le-feu piétinent. Des responsables ukrainiens ont accusé la Russie de chercher à gagner du terrain sur le champ de bataille tout en refusant tout engagement sérieux en faveur d’une trêve.
La communauté internationale a rapidement réagi. Plusieurs chancelleries occidentales ont condamné « sans équivoque » ces frappes et promis une aide supplémentaire à Kiev. L’OTAN a réaffirmé son soutien à l’Ukraine, tandis que l’Union européenne a évoqué de nouvelles sanctions contre Moscou.
Conséquences énergétiques et humanitaires
Au-delà du bilan humain, les dégâts causés aux infrastructures énergétiques risquent d’aggraver la situation déjà précaire du réseau électrique ukrainien, régulièrement pris pour cible. Des coupures de courant et des difficultés d’approvisionnement en eau étaient signalées dans plusieurs zones touchées. Les autorités ont appelé la population à économiser l’électricité et à se préparer à d’éventuelles nouvelles attaques.
Cette nouvelle vague de bombardements illustre la poursuite de la guerre d’usure menée par la Russie, qui cherche à saper le moral des Ukrainiens et à paralyser leur économie. Alors que l’hiver dernier avait été marqué par des frappes massives sur le réseau énergétique, celle-ci intervient en plein printemps, compliquant encore la tâche des réparateurs.
Les enquêtes sur les sites visés ont débuté, tandis que les secouristes continuaient de fouiller les décombres pour retrouver d’éventuelles victimes. Le bilan provisoire de 13 morts et plus de 100 blessés pourrait être révisé à la hausse dans les heures à venir.