Kiev a connu dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet une attaque d'une ampleur inédite depuis le début de la guerre. Les services de secours de la ville ont fait état d'au moins 17 morts et de 86 blessés, un bilan qui pourrait encore évoluer. Des missiles et des drones russes ont frappé plusieurs quartiers résidentiels, provoquant d'importants dégâts matériels et contraignant les équipes de sauvetage à intervenir dans des immeubles d'habitation endommagés.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement réagi en appelant ses alliés occidentaux à fournir un soutien accru à la défense antiaérienne du pays. Il a souligné que seuls des systèmes de défense plus performants permettraient de protéger les civils contre ce type d'attaques massives.
De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que « la Russie continuera d'accroître la pression » sur l'Ukraine. Cette déclaration intervient alors que Moscou semble vouloir intensifier son offensive, en particulier contre la capitale ukrainienne, après plusieurs semaines de frappes ciblées sur les infrastructures énergétiques et les sites culturels.
Cette attaque intervient dans un contexte de forte escalade militaire. Depuis la fin du mois de mai, les forces russes ont multiplié les tirs de missiles et de drones, atteignant parfois des cibles symboliques comme la Laure des grottes de Kiev, où un incendie a détruit une partie de la cathédrale de la Dormition. Les autorités ukrainiennes dénoncent une stratégie délibérée de terreur contre la population civile.