Alors que les inquiétudes sur un désengagement américain dominaient les discussions, Donald Trump a précisé aux partenaires de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) que les États-Unis entendaient demeurer au sein de l’Alliance. Cette déclaration, rapportée depuis le sommet qui se tient à Ankara, intervient dans un climat de tensions entre Washington et ses alliés européens.
Dans le même temps, l’ensemble des membres de l’Otan, y compris les États-Unis, ont réaffirmé leur attachement « indéfectible » à la clause d’assistance mutuelle, pierre angulaire du traité. Ce principe impose à tout pays signataire de voler au secours d’un allié attaqué. Cette double annonce semble destinée à rassurer sur la solidité de l’Alliance, mise à l’épreuve par les critiques répétées de la Maison-Blanche.
Des propos apaisants dans un contexte tendu
Donald Trump s’est exprimé devant les chefs d’État et de gouvernement réunis dans la capitale turque. Il a indiqué que les États-Unis souhaitaient « rester » dans l’Otan, selon des participants. Cette position contraste avec les menaces de retrait proférées par le passé et avec les accusations récentes du président américain contre certains alliés, qu’il juge insuffisamment contributeurs.
La réaffirmation collective de l’engagement envers la clause de défense mutuelle a été formulée dans une déclaration commune. Les alliés y soulignent leur « engagement indéfectible » à se protéger mutuellement, un message destiné à montrer l’unité de l’organisation face aux défis sécuritaires.
Un sommet sous haute tension
Ce sommet de l’Otan à Ankara se déroule dans un climat particulier. Les Européens craignaient un désengagement américain après que Donald Trump a dénoncé la fin du cessez-le-feu avec l’Iran et vivement critiqué ses partenaires. Les déclarations du président américain, bien que moins radicales que redouté, n’ont pas totalement dissipé les inquiétudes.
Plusieurs dirigeants européens ont multiplié les consultations en marge du sommet pour tenter de conjurer le spectre d’un abandon. Ils ont poussé à une réaffirmation claire de l’article 5 du traité, qui prévoit l’assistance mutuelle en cas d’agression. La déclaration commune répond en partie à ces attentes.
Quelles suites pour l’Alliance ?
Si le maintien des États-Unis dans l’Otan semble garanti à court terme, les relations transatlantiques restent fragiles. Les alliés européens cherchent à renforcer leur propre défense pour réduire leur dépendance à l’égard de Washington. Ce sommet pourrait marquer une étape dans cette réflexion.
La question du financement de l’Alliance reste également un sujet de friction. Donald Trump insiste régulièrement pour que les membres atteignent l’objectif de 2 % du PIB consacrés à la défense. Plusieurs pays se sont engagés à augmenter leurs budgets, mais les progrès sont jugés inégaux par Washington.
La déclaration finale du sommet devrait réitérer les principes de solidarité et de défense collective, tout en appelant à un partage plus équitable du fardeau. Les européens, de leur côté, espèrent que l’apaisement des tensions permettra de se concentrer sur les menaces communes, notamment la Russie et le terrorisme.