Un mois après le drame, l'émotion reste vive au sein de la communauté des parachutistes. L'instructeur qui avait formé les cinq moniteurs tués dans le crash a accepté de s'exprimer pour la première fois. Pour lui, la perte de ces jeunes collègues est « une tragédie ». Il raconte avoir passé des années à les former, à les voir grandir dans la discipline.
Les cinq moniteurs faisaient partie d'un groupe de onze personnes qui ont péri le 28 juin lorsque leur Pilatus PC-6 s'est écrasé peu après le décollage de l'aérodrome de Tomblaine, près de Nancy. L'enquête, toujours en cours, est privée de boîte noire, l'appareil n'en étant pas équipé. Les corps des victimes ont depuis été identifiés.
« Ce sont des gens qui vivaient pour le parachutisme », confie l'instructeur. Il souligne leur dévouement et leur professionnalisme. « Ils étaient jeunes, dynamiques, avec une passion contagieuse. » Il précise que plusieurs d'entre eux étaient des compétiteurs de haut niveau, mais aussi des pédagogues appréciés des élèves. Leur disparition laisse un vide immense dans les clubs de la région Grand Est.
L'instructeur n'a pas souhaité donner davantage de détails sur les circonstances de l'accident, renvoyant aux enquêteurs. Il a tenu à rendre hommage à ses anciens élèves : « Ils étaient comme une famille pour moi. » Une cérémonie commémorative est prévue dans les prochaines semaines à l'aérodrome de Tomblaine. Les autorités locales ont promis d'apporter tout leur soutien aux familles endeuillées.