EasyJet, l'un des principaux transporteurs low-cost en Europe, a donné son accord à une offre de rachat émanant du fonds d'investissement américain Castlelake. L'opération valorise la compagnie aérienne à environ 5,5 milliards de livres sterling, selon des sources proches du dossier.

Cette décision marque l'aboutissement de plusieurs mois de négociations entre les deux parties. Au cours des dernières semaines, le conseil d'administration d'EasyJet avait rejeté plusieurs propositions de Castlelake, la dernière en date étant une offre évaluée à 4,74 milliards de livres. Les actionnaires avaient ensuite fait savoir qu'ils exigeraient un montant d'au moins 5,3 milliards de livres pour accepter de céder le contrôle de la société.

L'offre finalement acceptée dépasse ce seuil, atteignant 5,5 milliards de livres. Ce montant représente une prime significative par rapport au cours de Bourse d'EasyJet avant le début des spéculations sur un possible rachat. Castlelake, qui détenait déjà une participation dans la compagnie, avait entamé des discussions avec la direction après avoir vu ses premières propositions rejetées.

Fondée en 1995, EasyJet a profondément transformé le transport aérien en Europe en popularisant le modèle low-cost sur les court-courriers. La compagnie, basée à l'aéroport de Londres-Luton, dessert plus de 150 destinations à travers le continent. Sa flotte, composée principalement d'Airbus de la famille A320, en fait l'un des opérateurs les plus importants du ciel européen.

Le rachat par Castlelake devrait permettre à EasyJet de disposer de moyens financiers accrus pour faire face à la concurrence et aux défis du secteur, notamment la transition vers des appareils moins polluants et la volatilité des prix du carburant. Le fonds américain, spécialisé dans les investissements dans le secteur du transport aérien, apporte une expertise reconnue dans ce domaine.

Les modalités précises de l'accord n'ont pas encore été dévoilées dans leur intégralité. Les actionnaires d'EasyJet devront se prononcer sur l'opération lors d'une assemblée générale. Si elle est approuvée, la compagnie pourrait être retirée de la Bourse de Londres, où elle est cotée depuis son introduction en 2000.

Cette acquisition intervient dans un contexte de consolidation du secteur aérien européen, où les compagnies cherchent à gagner en taille critique pour optimiser leurs coûts. EasyJet, qui emploie plusieurs milliers de personnes, est l'une des rares grandes compagnies low-cost à être restée indépendante jusqu'à présent.