Les prises de parole se multiplient dans le sillage de l'affaire Lyhanna, et le député Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement national) a occupé le terrain médiatique en abordant à la fois les lacunes de la justice et les violences urbaines. Il a accusé le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, d'avoir délibérément induit l'opinion publique en erreur en matière de crimes sexuels visant les enfants, tout en reliant les débordements consécutifs au sacre du Paris Saint-Germain à la question migratoire.
Des accusations de mensonge sur les violences sexuelles
Interrogé sur les chiffres relatifs aux plaintes pour crimes sexuels sur mineurs, Jean-Philippe Tanguy a affirmé que Gérald Darmanin « a beaucoup trop menti » sur ce sujet. Selon le député, les déclarations du ministre ne reflètent pas la réalité du traitement judiciaire des affaires de pédocriminalité. Il a dénoncé un écart entre les annonces officielles et la situation vécue par les familles, estimant que le garde des Sceaux a cherché à minimiser l'ampleur du phénomène. Ces propos interviennent dans un contexte où plusieurs responsables politiques, à droite comme à gauche, pointent du doigt le manque de moyens alloués à la justice et l'incapacité du système à répondre à la détresse des plaignants.
Violences post-match et lien avec l'immigration
Dans un autre registre, Jean-Philippe Tanguy a commenté les scènes de violence qui ont émaillé les célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain. Selon lui, « l'immigration a une cause là-dedans », suggérant que les auteurs des débordements seraient issus de l'immigration. Il a estimé que ces troubles, qui ont donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre et à des dégradations, trouvent leur origine dans un défaut d'intégration et dans une politique migratoire qu'il juge trop laxiste. Ses déclarations s'inscrivent dans une ligne politique constante du Rassemblement national, qui lie régulièrement insécurité et flux migratoires.
Un élu en première ligne sur les dossiers sécuritaires
Le député de la Somme s'impose ainsi comme l'une des voix les plus offensives de son camp sur les questions de justice et d'ordre public. Alors que l'affaire Lyhanna a suscité une vague d'indignation et poussé le gouvernement à annoncer des mesures, Jean-Philippe Tanguy entend maintenir la pression sur l'exécutif. Il avait déjà déploré, ces derniers jours, le désarroi des 70 000 familles en attente de traitement de leur plainte, un chiffre qu'il utilise pour illustrer le délitement de l'institution judiciaire.