Nouvel incident dans le Golfe

Les forces armées des États-Unis ont abattu deux drones iraniens à attaque unique qui semblaient viser des navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz, a rapporté un responsable américain sous couvert d'anonymat. Le passage maritime reste ouvert à la navigation, a précisé cette même source. Cet incident survient alors que les tensions entre Washington et Téhéran connaissent une accalmie toute relative.

Divergences sur l'état des négociations

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi avoir suspendu des plans de nouvelles frappes militaires contre l'Iran, évoquant des négociateurs proches de parvenir à un accord de cessez-le-feu. Il avait précédemment suggéré qu'un accord pourrait être signé dans les jours à venir. Toutefois, Téhéran a rapidement tempéré ces annonces. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que la majeure partie du texte de l'accord avait été finalisée, mais que le problème avait commencé lorsque la partie américaine avait formulé de nouvelles exigences et modifié ses positions. Il a ajouté que l'Iran n'était pas parvenu à une conclusion définitive sur l'accord. L'agence de presse Tasnim a relevé que M. Trump avait annoncé un accord imminent à 38 reprises au cours des deux mois précédents.

Réactions régionales et conséquences économiques

L'Égypte a exhorté les États-Unis et l'Iran à saisir l'opportunité disponible pour conclure un accord mettant fin à la guerre, selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères. Le Caire a exprimé l'espoir que cette occasion permettrait de parvenir à un accord sur les diverses questions en suspens et de préparer le terrain pour mettre fin à la guerre et entamer une nouvelle phase de stabilité régionale.

Sur le plan économique, les cours du pétrole ont reculé vendredi, prolongeant les pertes de la séance précédente, après que Donald Trump a annulé ses projets de frappes contre l'Iran, réduisant les craintes d'une escalade. Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 1,21 dollar, soit 1,3 %, à 89,17 dollars le baril, tandis que le pétrole brut léger américain a progressé de 1,23 dollar, soit 1,4 %, à 86,48 dollars. Sur une base hebdomadaire, le Brent a perdu 4,2 % et le brut léger américain 4,4 %.

Rencontre israélo-palestinienne à Paris

Parallèlement, des organisations issues de la société civile israélienne et palestinienne se réunissent vendredi en France pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États. Paris cherche ainsi à maintenir le sujet à l'ordre du jour dans le contexte de la guerre au Proche-Orient. Cette réunion, qui rassemble des ministres des Affaires étrangères et des hauts responsables de nombreuses nations, marque le premier anniversaire de la Déclaration de New York, soutenue par l'ONU, qui avait établi une feuille de route vers la création d'un État palestinien et incité une dizaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, à reconnaître un État palestinien. Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré qu'au vu de la situation actuelle dans la région, marquée par des conflits apparemment sans fin, trop de victimes civiles et un cycle de violence, et à la lumière de la mise en œuvre au point mort du cessez-le-feu à Gaza, cette conférence est aujourd'hui plus essentielle et urgente que jamais.

Contexte des affrontements récents

Les derniers développements s'inscrivent dans une escalade militaire qui a vu Washington et Téhéran échanger des frappes depuis plusieurs semaines. Les précédentes vagues d'attaques iraniennes avaient visé des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, provoquant des fermetures d'espaces aériens et des victimes. Le bureau du Premier ministre israélien a indiqué que Donald Trump s'était entretenu avec Benjamin Netanyahu au sujet d'un éventuel mémorandum d'entente pour entamer des négociations avec l'Iran, comprenant le retrait de matières enrichies et des limites à la production de missiles. Le commandement militaire iranien avait pour sa part averti que soit les exportations de pétrole et de gaz sont pour tout le monde, soit elles ne seront disponibles pour personne.