Le commandement militaire conjoint iranien a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz ce samedi 20 juin, invoquant la poursuite des frappes israéliennes au Liban. Cette décision intervient quelques jours seulement après la réouverture du passage stratégique dans le cadre de l'accord intérimaire signé entre les États-Unis et l'Iran.
Parallèlement, la télévision d'État iranienne a rapporté que l'équipe de négociation du pays se rend en Suisse pour des pourparlers avec Washington. Ce déplacement, initialement prévu vendredi, avait été annulé. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Bagahei, a déclaré à la télévision d'État que « ce voyage consiste donc à exiger que l'autre partie remplisse ses obligations ». Il a également précisé que les discussions portent sur la mise en œuvre de l'accord intérimaire.
L'accord entre Washington et Téhéran, signé mi-juin, prévoyait un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d'Ormuz et l'ouverture de négociations sur le programme nucléaire iranien. Les hostilités en cours au Liban, où Israël mène des frappes aériennes, ont mis sous tension cet accord selon les termes du communiqué militaire iranien.
Escalade au Liban et accusations croisées
Les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés ces derniers jours. Les deux parties s'accusent mutuellement d'avoir violé la trêve la plus récente. Le bilan humain au Liban continue de s'alourdir, sans qu'un chiffre précis n'ait été communiqué officiellement.
La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, risque de provoquer de nouvelles tensions sur les marchés énergétiques. La communauté internationale suit avec attention les développements, alors que les diplomates iraniens se préparent à rencontrer leurs homologues américains en Suisse.
Négociations nucléaires sous tension
Le volet nucléaire de l'accord constitue l'un des points centraux des futures discussions. L'accord intérimaire prévoyait une période de négociations sur le programme nucléaire iranien en échange de la levée de certaines sanctions. La reprise des hostilités au Liban et la fermeture du détroit compliquent le calendrier diplomatique.
Aucune information n'a filtré sur la composition exacte de la délégation iranienne se rendant en Suisse, ni sur le lieu précis des pourparlers. La Maison-Blanche n'a pas encore commenté officiellement cette nouvelle fermeture.