Le texte complet de l'accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran a été rendu public. Un responsable américain de haut rang, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, a dévoilé l'intégralité du document, officiellement intitulé « Islamabad Memorandum of Understanding between the United States of America and the Islamic Republic of Iran » (Mémorandum d'entente d'Islamabad entre les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran).
Cessation immédiate des opérations militaires
Le premier paragraphe du mémorandum stipule que les deux parties, ainsi que leurs alliés respectifs engagés dans le conflit, déclarent « la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ». Ils s'engagent à ne plus déclencher de guerre ni d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force. Le texte précise que « l'accord final confirmera la fin permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban », et garantit l'intégrité territoriale et la souveraineté de ce pays.
Respect de la souveraineté et non-ingérence
Dans un second article, les deux nations s'engagent à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale, et à s'abstenir de toute ingérence dans leurs affaires intérieures.
Négociations sur le nucléaire sous 60 jours
Le troisième paragraphe fixe un calendrier pour la conclusion d'un accord définitif. Washington et Téhéran s'engagent à « négocier et parvenir à un accord final dans un délai maximum de 60 jours, prolongeable d'un commun accord ». Ce volet doit notamment ouvrir la voie à des discussions sur le programme nucléaire iranien, l'un des points centraux des tensions entre les deux capitales.
Détroit d'Ormuz : libre circulation sans péage
Parallèlement à cette divulgation, les autorités américaines ont confirmé que le détroit d'Ormuz était rouvert à la navigation sans aucune forme de péage. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part significative du pétrole mondial, avait été fermée en raison du conflit. Sa réouverture, effective depuis l'entrée en vigueur de l'accord, constitue l'un des acquis majeurs de la trêve.
Un document scellé à Islamabad
Le choix de la capitale pakistanaise comme lieu de signature du mémorandum, bien que non précisé dans le texte divulgué, témoigne du rôle de médiation joué par certains pays dans la résolution de cette crise. Le document, signé à une date non spécifiée, mentionne que les parties agissent « de bonne foi ».
Implications régionales et économiques
La mise en œuvre de cet accord marque un tournant dans le conflit qui opposait les deux pays et leurs alliés, notamment au Liban et dans la région du Golfe. La réouverture du détroit d'Ormuz, sans péage, est perçue comme un signal fort pour les marchés pétroliers mondiaux, toujours sensibles aux perturbations de cette route clé. Les négociations à venir sur le nucléaire iranien, si elles aboutissent dans le délai imparti, pourraient redessiner les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.
Réactions prudentes
Si le responsable américain a présenté ce texte comme le document officiel, des observateurs notent que le libellé de certains passages — notamment l'absence de mécanismes de vérification précis — pourrait faire l'objet d'interprétations divergentes. L'extension possible du délai de 60 jours suggère que les deux parties anticipent des discussions potentiellement ardues sur les modalités finales de la paix.