Le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict à l'encontre d'un homme de 38 ans, présenté comme un « disciple de Dominique Pelicot ». Ce garde du corps a été condamné, le 12 juin 2026, à une peine de cinq ans de prison, dont un an assorti d'un sursis simple. Il lui est reproché d'avoir, à plusieurs reprises, versé des anxiolytiques dans les verres de sa compagne afin de la maintenir dans un état de conscience altérée, puis d'avoir abusé d'elle sexuellement pendant son sommeil.

Des aveux en début d'audience

Dès l'ouverture de son procès, l'accusé a fait une déclaration qui a marqué les esprits : « Oui, j'ai administré des cachets à ma femme », a-t-il reconnu devant les juges. Il a cependant nuancé ses propos en indiquant ne pas avoir admis la totalité des faits qui lui étaient reprochés. Selon les éléments de l'enquête, l'homme aurait versé des médicaments dans les boissons de sa compagne, provoquant chez elle un état de somnolence et de vulnérabilité, dans le but de filmer et de diffuser ses actes en ligne.

Un lien avec l'affaire Pelicot

Durant l'instruction, les enquêteurs ont mis au jour des échanges entre le prévenu et Dominique Pelicot, l'homme au cœur de l'affaire de soumission chimique de Mazan. Ces contacts ont conduit les médias à qualifier le Lyonnais de « disciple » de Pelicot. Les méthodes employées présentaient en effet des similitudes frappantes : administration de substances sédatives sans le consentement de la victime, enregistrement des agressions et tentatives de diffusion sur la toile. Le procès, largement relayé par la presse, a mis en lumière une nouvelle affaire de soumission chimique au sein d'un couple, après le scandale qui a ébranlé la France lors de l'affaire Pelicot.

Le verdict et les conséquences

Les juges ont retenu la culpabilité du prévenu pour les faits de viol par soumission chimique et d'administration de substances nuisibles. Outre la peine d'emprisonnement de cinq ans (dont un an avec sursis), le tribunal a ordonné l'inscription de l'homme au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et une interdiction de contact avec la victime. Son avocat n'a pas immédiatement indiqué si un appel serait formé.

Un procès suivi de près

L'audience s'est tenue dans une atmosphère tendue, de nombreuses associations de défense des droits des femmes et des victimes de violences conjugales ayant appelé à une sévérité exemplaire. La compagne, présente lors du procès, a souhaité que la justice reconnaisse la gravité des actes subis. Ce verdict intervient dans un contexte judiciaire où les affaires de soumission chimique font l'objet d'une attention accrue, tant de la part des magistrats que des législateurs.