Les prix du pétrole ont amorcé un repli lundi, effaçant les gains précédents, après que le chef de la diplomatie iranienne a fait état d'« avancées considérables » dans la perspective d'une cessation des hostilités au Liban à l'issue de la première session de discussions de haut niveau avec les États-Unis.
Le médiateur pakistano-qatari, qui supervise les pourparlers en Suisse visant à parvenir à un accord de paix durable, a publié un communiqué conjoint saluant des « progrès encourageants » à l'issue des discussions. Cette annonce, couplée aux déclarations de Téhéran, a favorisé une détente sur les marchés énergétiques.
Le baril de Brent en repli
Le prix du baril de Brent, référence internationale, a cédé plus de 1 % pour s'établir aux alentours de 79 dollars pour l'échéance de septembre, contrat actuellement le plus négocié. Dans le même temps, le baril de West Texas Intermediate (WTI), étalon américain, est resté quasiment stable, autour de 76 dollars pour livraison en août. Les investisseurs et analystes continuent toutefois de surveiller de près les perturbations persistantes dans le détroit d'Ormuz, ce passage stratégique entre l'Iran et Oman par lequel transite habituellement près d'un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole.
Des prix à la pompe toujours orientés à la baisse
Du côté des consommateurs, le prix moyen de l'essence aux États-Unis a de nouveau diminué dimanche, pour s'établir à 3,94 dollars le gallon, selon l'Automobile Association of America (AAA). Ce niveau reste toutefois 32 % plus élevé qu'avant le déclenchement du conflit. Les prix à la pompe ne suivent pas instantanément les fluctuations du brut et réagissent généralement avec un décalage de quelques jours. Le gazole, de son côté, s'établissait en moyenne à 5,04 dollars le gallon, soit une hausse de 34 % depuis le début de la guerre.
Réactions contrastées sur les places financières
Sur les marchés d'actions, les indices asiatiques ont connu des évolutions divergentes : la Bourse de Tokyo et celle de Taïwan ont grimpé de plus de 2 %, tandis que Hong Kong reculait de 1 %. Aux États-Unis, les contrats à terme sur le S&P 500 laissaient entrevoir une légère baisse à l'ouverture de la séance lundi.