Pour la première fois depuis la conclusion d'un protocole d'accord le 17 juin, les États-Unis ont frappé des positions militaires en Iran. L'opération, annoncée ce week-end, intervient en réponse à une attaque de drone imputée à Téhéran contre un navire commercial naviguant dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.

L'administration américaine a justifié ces bombardements en affirmant qu'ils visaient des sites utilisés par les forces iraniennes. Selon les autorités, l'attaque contre le cargo constituerait une violation des engagements pris dans le cadre de l'accord du 17 juin. Aucun bilan précis n'a encore été communiqué concernant les dommages ou les pertes humaines potentielles du côté iranien.

Le détroit d'Ormuz, par où transite une part significative du pétrole mondial, demeure un point de friction majeur entre les deux nations. Les tensions, récurrentes depuis plusieurs mois, avaient connu une accalmie relative après la signature du protocole d'accord. Cette nouvelle escalade met à l'épreuve la trêve fragile, alors que les deux camps s'accusent mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.