Le président américain Donald Trump a accusé jeudi l'Iran d'avoir mené une attaque de drones contre un navire de transport dans le détroit d'Ormuz, qualifiant cet acte de violation de l'accord de cessez-le-feu en vigueur entre Washington et Téhéran. Sur son réseau Truth Social, M. Trump a indiqué que quatre drones avaient été lancés contre un « grand et très coûteux navire de transport de marchandises ». Selon lui, trois des engins ont été interceptés, mais un quatrième « a solidement frappé le pont supérieur » du bâtiment.

En réaction à cette agression, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir conduit de nouvelles frappes sur le territoire iranien. Aucun détail n'a été communiqué dans l'immédiat sur les cibles visées ni sur l'ampleur de cette opération militaire. Cette escalade survient alors que les deux puissances étaient officiellement engagées dans un processus de désescalade prévu par un mémorandum d'entente signé antérieurement.

Un contexte régional déjà tendu

L'attaque contre le cargo intervient dans un climat de tensions extrêmes autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part significative du pétrole mondial. L'Iran avait récemment affirmé que tout transit dans cette zone devait être coordonné avec les autorités iraniennes, une position que Washington considère comme une entrave à la liberté de navigation.

Parallèlement, une agence des Nations unies – l'Organisation maritime internationale (OMI) – était en train de coordonner un plan d'évacuation de marins bloqués dans la région. Ce plan a été suspendu après l'attaque du cargo, ont rapporté des responsables onusiens. Les équipages de plusieurs navires marchands se trouvent en effet piégés dans le détroit depuis les précédents épisodes de violence militaire.

Vives réactions diplomatiques

Au-delà de l'affrontement direct entre les États-Unis et l'Iran, la situation a des répercussions sur les équilibres régionaux. Israël et le Liban ont salué un accord-cadre négocié par Washington, mais le Hezbollah a rejeté cette initiative. Ce nouveau développement complique encore davantage la donne diplomatique au Proche-Orient.

Ni Téhéran ni les Gardiens de la révolution n'ont pour l'heure commenté officiellement l'accusation de Donald Trump. Aucune revendication de l'attaque de drone n'a été publiée par les autorités iraniennes. Les experts redoutent que cet incident ne fasse capoter définitivement les pourparlers de trêve et n'embrase une nouvelle fois toute la région.