De nouvelles mobilisations ont eu lieu ce week-end pour dénoncer les circonstances entourant la mort de Lyhanna, une jeune fille dont le décès a provoqué une vive émotion dans le pays. Dans le Gers, le maire de Fleurance a pris la parole lors d’un rassemblement pour appeler les pouvoirs publics à assumer leurs responsabilités.
« J’appelle les responsables politiques à faire leur travail à Paris », a déclaré l’édile devant les participants. Cette interpellation directe intervient alors que l’affaire suscite un large débat sur le fonctionnement de l’institution judiciaire et les moyens qui lui sont alloués.
Un rassemblement devant la Chancellerie
Simultanément, une action était menée à Paris. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le ministère de la Justice, place Vendôme, en dépit d’une interdiction édictée par la préfecture de police. Les manifestants entendaient ainsi exprimer leur colère et demander des comptes sur le traitement judiciaire de l’affaire.
Ce geste de désobéissance civile a été salué par certains participants comme un acte nécessaire pour attirer l’attention sur ce qu’ils estiment être un dysfonctionnement systémique de la justice. Aucun débordement majeur n’a été signalé par les forces de l’ordre, qui encadraient le dispositif.
Une séquence politique tendue
Ces événements s’inscrivent dans le sillage de la réaction de l’eurodéputé François-Xavier Bellamy, qui avait qualifié la justice française de « l’une des moins financées d’Europe » après le drame. Ses propos avaient relancé le débat sur les moyens accordés aux tribunaux et aux services judiciaires.
Le chef de l’État a pour sa part réuni les procureurs généraux pour examiner les suites à donner à cette affaire. Le calendrier judiciaire prévoit également des rassemblements devant plusieurs tribunaux dans les jours à venir, à l’appel de diverses associations et syndicats de magistrats.
Une émotion toujours vive
La mort de Lyhanna continue de susciter une profonde émotion dans l’opinion publique. De nombreux hommages spontanés ont été organisés dans plusieurs villes, dépassant parfois le cadre des seules manifestations officielles. Les proches de la victime réclament que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame et que des mesures concrètes soient prises pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.