Le premier round de discussions directes entre les États-Unis et l’Iran a pris fin dimanche 22 juin, les deux camps faisant état d’une avancée notable. Un communiqué commun publié à l’issue de la rencontre indique qu’une feuille de route a été établie pour parvenir à un accord définitif « d’ici soixante jours ». Cette étape diplomatique intervient dans la foulée de la signature électronique du protocole d’entente officialisé le 17 juin.

Concessions américaines : une levée partielle des pressions économiques Selon la délégation iranienne, les négociations ont abouti à l’octroi de dérogations autorisant les exportations de pétrole iranien, ainsi qu’au déblocage d’une partie des avoirs gelés de la République islamique à l’étranger. Ces mesures concrétisent l’engagement américain de lever les sanctions pétrolières et le blocus naval dans le détroit d’Ormuz, annoncé quelques jours plus tôt. Le vice-président américain JD Vance a défendu l’accord en le présentant comme un gage de stabilité régionale. « Nous avons choisi la voie de la diplomatie afin d’éviter une escalade militaire aux conséquences imprévisibles », a-t-il déclaré lors d’un déplacement en Suisse.

Un mécanisme de suivi pour le Liban Les deux parties ont également convenu de la création d’une « cellule de désescalade » chargée de surveiller l’application du cessez-le-feu au Liban, où les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont fait des dizaines de victimes ces dernières semaines. Ce dispositif conjoint devrait assurer une coordination sur le terrain et prévenir toute reprise des hostilités.

Réactions contrastées à l’international Si le sommet du G7 à Évian a salué cet élan diplomatique, Israël a exprimé des réserves. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu craint que les concessions accordées à Téhéran ne renforcent son programme nucléaire et n’alimentent les tensions au Proche-Orient. Les pourparlers doivent se poursuivre dans les semaines à venir, avec l’objectif affiché de sceller un accord global avant la fin de l’été.