La défense de Cédric Jubillar a exposé ce lundi 6 juillet une lecture inédite des aveux formulés par leur client. Ses conseils, les avocats Pierre Debuisson et Guy Debuisson, ont affirmé que ce dernier « n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse », Delphine Jubillar, disparue en décembre 2020. Ils ont également indiqué que Cédric Jubillar « purge sa conscience » en reconnaissant les faits, deux mois avant son procès en appel.
Une déclaration qui nuance les aveux
Lors d’une prise de parole à Toulouse, les deux avocats ont précisé que leur client avait livré une version des faits dans une lettre manuscrite. Selon eux, cette reconnaissance ne doit pas être interprétée comme un meurtre prémédité, mais comme l’expression d’un repentir sincère. « Il a écrit pour dire ce qui s’est passé, sans chercher à minimiser sa responsabilité », ont-ils expliqué, tout en soulignant que l’acte n’était pas prémédité.
Un changement de stratégie à l’approche de l’appel
Condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, Cédric Jubillar avait toujours nié toute implication jusqu’à ces dernières semaines. Ses aveux, consignés dans un courrier adressé à son conseil, marquent un tournant radical. La défense justifie ce revirement par une volonté de « dire la vérité » et de « permettre à la famille de faire son deuil », alors que le corps de Delphine Jubillar n’a jamais été retrouvé. Les lieux où les enquêteurs ont mené des fouilles après ces déclarations n’ont pas encore été rendus publics dans le détail.
La question de l’intention au cœur du débat
En insistant sur l’absence d’intention de tuer, les avocats cherchent probablement à faire requalifier les faits en vue du procès en appel. La qualification de meurtre suppose en effet un élément intentionnel que la défense conteste désormais. « Ce que notre client a fait est grave, mais il n’a pas prémédité ce geste », ont-ils martelé. Cette nuance pourrait influencer la cour d’assises d’appel, qui devra juger à nouveau Cédric Jubillar.
Un dossier toujours sans corps
L’affaire Jubillar, qui a défrayé la chronique depuis la disparition de Delphine dans le Tarn, reste marquée par l’absence de dépouille. Malgré les aveux, les investigations se poursuivent pour localiser la sépulture. La défense a indiqué que Cédric Jubillar était disposé à coopérer avec les autorités pour permettre les recherches, sans préciser de date ni de lieu exact. Les proches de la victime, représentés par leurs conseils, n’ont pas encore réagi publiquement à cette nouvelle position.
Un procès en appel sous tension
Prévu dans les prochains mois, le procès en appel de Cédric Jubillar s’annonce comme un moment clé. La défense espère que cette reconnaissance, assortie d’une explication sur l’absence de préméditation, permettra une peine moins lourde. Les parties civiles, elles, attendent surtout de connaître le lieu où repose Delphine Jubillar. L’affaire continue de susciter une forte attention médiatique et judiciaire.