Kiev, 3 juillet 2026 – La journée de deuil s'est prolongée ce vendredi à Kiev alors que les équipes de secours ont extrait de nouvelles victimes des décombres des immeubles touchés mercredi par une salve de missiles russes. Le bilan officiel, actualisé en fin de matinée, s'établit désormais à au moins 27 morts, un chiffre en hausse par rapport aux précédents décomptes qui faisaient état de 21 décès. Les autorités ukrainiennes ont précisé que 85 personnes avaient été blessées, dont plusieurs se trouvent dans un état grave.
La réaction de la Maison-Blanche
Depuis Washington, le président des États-Unis, Donald Trump, a rompu le silence sur cette attaque d'ampleur inédite contre la capitale ukrainienne. Dans une déclaration transmise par son porte-parole, il a estimé que ces frappes constituaient « des tueries insensées » et a exhorté les belligérants à « parvenir sans délai à un accord de paix ». « Il est temps de mettre fin à ce bain de sang », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser les modalités d'une éventuelle médiation américaine.
Les frappes les plus meurtrières depuis des mois
L'attaque, survenue dans la matinée du 1er juillet, avait visé plusieurs secteurs de Kiev, dont le quartier historique de la Laure des grottes. Un premier bilan avait fait état de 13 morts, puis de 17, avant de s'établir temporairement à 21. La destruction partielle de la cathédrale de la Dormition, haut lieu de l'orthodoxie ukrainienne, avait suscité une vague d'émotion internationale. Les secouristes ont poursuivi leurs recherches sans relâche, ce qui explique la révision à la hausse du nombre de victimes.
La position de Moscou
Les autorités russes n'ont pas commenté ce nouveau bilan. Dans les jours précédant l'attaque, des responsables militaires avaient annoncé une intensification des frappes sur les infrastructures énergétiques et les centres de commandement ukrainiens. Kiev dénonce une stratégie délibérée visant à terroriser la population civile.
Un appel à la communauté internationale
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi sur les réseaux sociaux en dénonçant une « barbarie » et en réitérant sa demande de systèmes de défense aérienne supplémentaires. Il a également salué la déclaration de Donald Trump, tout en rappelant que « les paroles doivent être suivies d'actes concrets pour arrêter l'agresseur ».
Alors que le conflit entre dans son quatrième été, les frappes de grande ampleur sur les grandes villes ukrainiennes se multiplient. Les observateurs redoutent une nouvelle escalade à l'approche de l'hiver.