Jeudi 25 juin, au lendemain de l'annonce du ministère de l'Éducation nationale faisant état de plus de 6 000 établissements scolaires affectés par la canicule, des syndicats d'enseignants ont appelé à une journée de grève. Dans un communiqué, ils jugent « inacceptables les conditions de travail » imposées par la chaleur dans les salles de classe et réclament des mesures nationales.

Ce nouvel épisode de mobilisation intervient alors que l'épisode caniculaire persiste depuis plusieurs jours. Le ministère avait indiqué mercredi 24 juin que plus de 6 000 écoles avaient adapté leurs horaires ou fermé leurs portes, une hausse significative par rapport aux jours précédents. Le 23 juin, 1 352 établissements étaient fermés et 4 042 autres fonctionnaient avec des horaires aménagés, soit un total de 5 394. Le 22 juin, 845 écoles et collèges étaient fermés et environ 1 800 adaptaient leur fonctionnement.

Les syndicats estiment que la gestion au cas par cas est insuffisante. Ils demandent des solutions structurelles, comme l'installation de systèmes de climatisation ou de ventilation, ainsi qu'une réduction des effectifs dans les classes les plus exposées. L'appel à la grève vise à faire pression sur le gouvernement pour obtenir une réponse à la hauteur de la situation.

De son côté, le ministère de l'Éducation a réaffirmé que les décisions de fermeture relèvent des maires et des chefs d'établissement, conformément à la circulaire en vigueur. Pour les épreuves du brevet des collèges, des aménagements ont été annoncés : horaires décalés, possibilité d'utiliser des salles climatisées et allègement des conditions d'examen. Ces mesures visaient à éviter que les candidats ne soient pénalisés par la chaleur.

L'appel à la grève pourrait perturber le déroulement des examens dans certains établissements, même si la date précise du mouvement n'a pas encore été communiquée. Les syndicats entendent maintenir la pression alors que les températures devraient rester élevées dans les prochains jours. Cette mobilisation s'ajoute aux critiques déjà exprimées par le milieu enseignant, quelques jours plus tôt, une responsable syndicale ayant qualifié la gestion de la canicule d'« irresponsable ».

Le gouvernement se trouve ainsi sous pression, tiraillé entre la nécessité de maintenir la continuité pédagogique et les exigences de protection des personnels et des élèves. Les syndicats plaident pour des investissements durables dans l'adaptation des bâtiments scolaires, un enjeu qui pourrait s'inviter dans le débat public à l'approche des scrutins à venir.