Des alertes répétées avant et pendant le Mondial
Depuis le début de la compétition le 11 juin, plusieurs voix se sont élevées au Mexique pour dénoncer le danger que représente l'afflux de visiteurs étrangers pour les populations vulnérables. L'Église mexicaine avait déjà, en mai, mis en garde contre les risques potentiels de traite des êtres humains et de violences sexuelles liés à l'événement. Des associations et des experts ont également exprimé leurs inquiétudes, jugeant que l'expérience internationale montre que les rassemblements de masse constituent un facteur aggravant pour ce type de criminalité.
Un pays déjà lourdement touché
Le Mexique part d'une situation particulièrement préoccupante. Noemi Monroy Enriquez, secrétaire académique du Programme universitaire pour les droits humains à l'Université nationale autonome du Mexique, estime que le pays compte environ 20 000 enfants victimes de traite. Ce chiffre place le Mexique au deuxième rang mondial des destinations de tourisme sexuel impliquant des mineurs, derrière la Thaïlande. Selon la spécialiste, les semaines de compétition pourraient faire bondir ce nombre de manière significative.
Mesures de prévention et contrôles renforcés
Face à ces risques, les autorités mexicaines ont mis en place des dispositifs de contrôle accrus dans les aéroports, les hôtels et les zones touristiques. Des opérations spéciales ciblées ont également été menées. Toutefois, les observateurs estiment que la vigilance doit rester maximale tout au long de la compétition, qui se déroule jusqu'à la mi-juillet.