À l'occasion de la Coupe du monde 2026, qui se tient pour la première fois dans trois pays hôtes – les États-Unis, le Canada et le Mexique –, les contraintes logistiques sont inédites. La compétition, qui a débuté avec un match d'ouverture opposant le Mexique à l'Afrique du Sud à Mexico, met en lumière les défis de mobilité pour certaines sélections.
Des distances record pour certaines sélections
Selon les données disponibles, la Bosnie-Herzégovine et Curaçao font partie des équipes qui devront couvrir les trajets les plus longs entre leurs différents matchs. Cette situation s'explique par la répartition géographique des stades, répartis sur l'ensemble du continent nord-américain, depuis le Canada jusqu'au Mexique. Les sélections issues de régions éloignées ou dont les matchs sont programmés dans des villes très distantes les unes des autres sont particulièrement concernées.
Un format à 48 équipes et 104 matchs
Cette édition 2026 se distingue également par son format élargi à 48 équipes, contre 32 lors des précédentes éditions. Le nombre total de rencontres atteint 104, soit une augmentation significative par rapport aux 64 matchs des tournois antérieurs. Cette expansion vise à offrir une plus grande diversité de participants, mais elle complexifie aussi l'organisation et les déplacements.
La politique migratoire américaine en toile de fond
L'organisation de ce Mondial nord-américain intervient dans un contexte politique particulier. La politique migratoire du gouvernement américain suscite des interrogations et des préoccupations quant à l'accueil des supporters et des délégations étrangères. Plusieurs observateurs ont exprimé des craintes concernant d'éventuelles difficultés d'entrée sur le territoire pour certains ressortissants, même si les autorités ont assuré vouloir faciliter le déroulement de la compétition.
Les implications pour les équipes
Pour les sélections comme la Bosnie-Herzégovine et Curaçao, les longs déplacements imposent une gestion rigoureuse de la récupération et de la logistique. Les voyages fréquents entre des fuseaux horaires différents et des climats variés (de la chaleur mexicaine aux températures plus fraîches du Canada) représentent un défi supplémentaire pour les staffs techniques et médicaux. Les joueurs devront s'adapter à des conditions changeantes en quelques jours seulement.
Un Mondial sous le signe de la nouveauté
La Coupe du monde 2026 est marquée par plusieurs innovations : outre le nombre record de participants et la multiplication des sites d'accueil, c'est la première fois que trois nations co-organisent l'événement. Cette configuration inédite promet de redistribuer les cartes en termes de performances sportives, les équipes les mieux préparées sur le plan logistique pouvant tirer leur épingle du jeu.