Des trajets records pour certaines équipes\n\nLa Coupe du monde 2026, qui se dispute aux États-Unis, au Mexique et au Canada, impose à plusieurs sélections des déplacements d’une ampleur inédite. Selon les données publiées à la veille du coup d’envoi, la Bosnie-Herzégovine est l’équipe qui voyagera le plus durant la phase de poules, avec un total cumulé d’environ 12 000 kilomètres. Installée dans un camp de base à Sandy, dans l’Utah, elle doit affronter le Canada à Ontario (Canada), puis la Suisse à Los Angeles, et enfin le Qatar à Seattle.\n\nLe Curaçao, qui participe pour la première fois à la compétition, suit avec quelque 10 159 kilomètres au compteur. Basé à Boca Raton en Floride, il jouera contre l’Allemagne à Houston, contre l’Équateur à Kansas City et contre la Côte d’Ivoire à Philadelphie. L’Autriche (9 749 km), l’Angleterre (8 997 km) et la Jordanie (8 886 km) complètent le top cinq des nations les plus mobiles.\n\nDes camp de base éloignés des stades\n\nCes longues distances s’expliquent par le choix des camps d’entraînement, souvent situés loin des villes hôtes. La Jordanie a ainsi élu domicile à Portland (Oregon), alors que ses matchs se déroulent à Santa Clara (Californie) et Arlington (Texas). L’Angleterre, basée à Kansas City, se déplace à Arlington, Foxborough (Massachusetts) et East Rutherford (New Jersey).\n\nLe Mexique, un hôte privilégié\n\nÀ l’opposé, le Mexique, qui accueille la cérémonie d’ouverture ce jeudi 11 juin, disputera l’intégralité de ses matchs de groupe à domicile, entre Mexico et Zapopan. Avec seulement 922 kilomètres à parcourir, il s’agit de la sélection qui voyagera le moins. Les États-Unis et le Canada bénéficient également de trajets réduits.\n\nLe cas de la France et d’autres nations\n\nL’équipe de France, quant à elle, devra parcourir 1 483 kilomètres pour ses trois rencontres de poule, face au Sénégal (16 juin), à l’Irak (22 juin) et à la Norvège (26 juin). D’autres équipes comme l’Argentine, l’Allemagne ou le Brésil présentent des distances intermédiaires, leurs camps de base et leurs stades étant répartis sur l’ensemble du continent.\n\nUn format logistique inédit\n\nCette dispersion géographique est une conséquence directe du format inédit de l’édition 2026 : 48 équipes réparties sur trois pays hôtes, avec 104 matchs au total. Les organisateurs ont dû composer avec une infrastructure existante, ce qui a entraîné une répartition des camps d’entraînement parfois éloignés des lieux de compétition. Pour les joueurs, ces voyages fréquents pourraient avoir un impact sur la récupération et la performance. Pour les supporters, ils impliquent des déplacements coûteux et complexes.\n\nUn Mondial sous le signe de la mobilité\n\nAlors que le coup d’envoi est donné ce jeudi 11 juin, la question des déplacements devient un enjeu central de cette Coupe du monde. Les fédérations ont dû anticiper ces parcours pour optimiser la condition physique de leurs joueurs. Les prochaines semaines montreront si ces longues distances pèsent sur le niveau de jeu ou si les équipes les mieux préparées sauront en tirer parti.