Le président des États-Unis a pris position de manière catégorique contre le projet de Téhéran d'imposer un droit de passage aux navires empruntant le détroit d'Ormuz. Selon des déclarations rapportées dans la presse, Donald Trump a jugé « inacceptables » les frais que l'Iran envisage de prélever sur les bâtiments transitant par cette voie d'eau stratégique, et a lancé un avertissement clair à la République islamique.

Sans détailler la nature des représailles envisagées, le chef de l'État américain a signifié que son administration ne tolérerait pas une telle mesure, susceptible de perturber le commerce mondial des hydrocarbures. Le détroit d'Ormuz constitue en effet un point de passage essentiel pour le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié, reliant les producteurs du Golfe aux marchés internationaux.

Cette intervention de la Maison-Blanche intervient alors que Téhéran poursuit ses démarches pour officialiser un système de péage maritime. L'Iran a récemment proposé un mécanisme d'assurance obligatoire et d'enregistrement des navires, présenté comme une mesure de sécurité, mais perçu par plusieurs capitales occidentales comme une tentative de contrôle déguisé sur le trafic.

Les projets iraniens ont déjà suscité une vive opposition de la part de plusieurs États, notamment les alliés régionaux des États-Unis. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait précédemment exclu toute reconnaissance de droits de péage iraniens, jugeant que le droit international garantit la liberté de navigation dans les détroits utilisés pour la navigation internationale.

La déclaration de Donald Trump durcit encore la position américaine et menace de faire monter les tensions dans la région. Aucune réaction officielle de Téhéran n'a été rendue publique dans l'immédiat suite à ces propos présidentiels.

Le détroit d'Ormuz, large d'une trentaine de kilomètres à son point le plus étroit, voit transiter environ 20 % du volume mondial de pétrole. Toute entrave à la libre circulation y affecterait directement les prix de l'énergie et la stabilité économique mondiale.