Graham Platner a officiellement retiré sa candidature pour le Sénat des États-Unis dans le Maine, mettant un terme définitif à une campagne déjà frappée par une accusation d'agression sexuelle. L'ancien candidat démocrate, qui avait annoncé le 9 juillet la suspension de ses activités électorales, a cette fois transformé cette pause en abandon pur et simple.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante de la part de son propre camp. Le Parti démocrate du Maine avait déjà annoncé, quelques jours plus tôt, qu'il écarterait Platner du processus de sélection de son éventuel remplaçant, rendant un retour en arrière quasiment impossible. Par ailleurs, le sénateur indépendant Bernie Sanders, figure influente de la gauche américaine, avait publiquement appelé Platner à se retirer de la course.

L'accusation à l'origine de ce scandale remonte à plusieurs semaines. Une femme a affirmé avoir été agressée sexuellement par Platner, des allégations que ce dernier a catégoriquement niées. Dans un premier temps, le candidat avait indiqué qu'il réfléchissait à la suite à donner à sa campagne, avant d'opter pour une suspension, puis pour un retrait définitif.

La candidature de Platner, qui visait à conquérir un siège pour les démocrates dans un État où le parti espérait capitaliser sur une dynamique nationale, est désormais caduque. La question de la succession se pose avec acuité : les instances locales du parti doivent désormais désigner un nouveau candidat pour affronter l'élection de novembre. Des tensions sont déjà apparues entre différentes factions démocrates sur le nom de la personne appelée à remplacer Platner.

Aucune nouvelle information n'a filtré sur les éventuelles suites judiciaires de l'accusation. Platner, de son côté, n'a pas fait d'autre déclaration publique depuis l'annonce de son retrait. Son départ laisse un vide dans la compétition électorale du Maine, où les républicains pourraient tenter de profiter de cette situation pour reprendre l'avantage.