L'instance électorale péruvienne a officiellement proclamé Keiko Fujimori vainqueur de l'élection présidentielle, marquant une nouvelle victoire pour la droite latino-américaine. La candidate conservatrice, qui s'était engagée à restaurer « l'ordre et l'espoir » dans le pays, a recueilli une majorité des suffrages au second tour, devançant son adversaire de gauche.
Keiko Fujimori, figure controversée de la scène politique péruvienne, a promis de rétablir la stabilité dans un pays marqué par des crises politiques récurrentes. Son parcours, marqué par les années de pouvoir de son père, l'ancien président Alberto Fujimori, a suscité à la fois un soutien fervent et une opposition vigoureuse. Elle s'est présentée comme la garante d'une gouvernance ferme et d'une relance économique.
Le scrutin, qui s'est déroulé dans un climat de forte polarisation, a vu un écart de voix très serré entre les deux candidats. Cette situation avait conduit son rival de gauche, Roberto Sánchez, à rejeter les résultats initiaux et à appeler à la résistance. Sánchez avait notamment exigé un recomptage des voix, une demande qui a finalement été rejetée par l'autorité électorale.
La victoire de Keiko Fujimori s'inscrit dans un contexte plus large de progression des forces conservatrices en Amérique latine, où plusieurs pays ont récemment basculé à droite. La nouvelle présidente devra composer avec un Congrès fragmenté et l'impératif de redresser une économie affaiblie par l'inflation et les tensions sociales.
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Plusieurs chefs d'État de la région ont félicité la nouvelle présidente, tandis que des organisations de défense des droits humains ont exprimé des inquiétudes quant à l'avenir des libertés publiques sous son mandat. Le Pérou, qui a connu neuf chefs d'État en dix ans, espère que cette élection marque le début d'une période de stabilité politique durable.
La passation de pouvoir est attendue dans les prochaines semaines. Keiko Fujimori a d'ores et déjà annoncé les grandes lignes de son programme, qui met l'accent sur la sécurité, la croissance économique et la lutte contre la corruption. Reste à savoir si elle parviendra à unir un pays profondément divisé.